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Décryptage

Municipales 2026 : Fréquence commune, la boîte à outils des listes participatives et citoyennes

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La société coopérative d’intérêt collectif créée en 2021 accompagne aujourd’hui 90 mairies gouvernées par des équipes citoyennes dans des projets divers, de la politique sociale à la réhabilitation du bâti, grâce à des outils concrets et des formations.

Il y a plus de dix ans, le village de Saillans (Drôme), fut pionnier de la mise en place d’une gouvernance municipale participative en France. (Philippe Desmazes/AFP)
ParMaïté Darnault
correspondante à Lyon
Publié le 28/01/2026 à 8h40

En un mandat, Fréquence commune est devenue la boîte à outils incontournable des listes participatives. Au commencement, il y a plus de dix ans, on retrouve l’expérience de Saillans, un village de 1 400 habitants de la Drôme, pionnier de la mise en place d’une gouvernance municipale participative en France. A la faveur d’une lutte contre un projet d’implantation de supermarché, des citoyens trouvent leur slogan («Pas de programme, pas de candidats, la liste, c’est vous !») et finissent par élire en 2014 un maire désigné sans s’être présenté, avec 57 % des voix et un taux de participation record de 80 %.

La mairie de Saillans est rebaptisée «maison commune» et l’intérêt que suscite cette victoire fait progressivement boule de neige dans différentes régions – en Rhône-Alpes, en Occitanie, dans le nord de la Nouvelle-Aquitaine, les Pays de la Loire et en Bretagne – à l’aide d’une première association, Action commune, créée en 2018. Militants impliqués dans des maisons de quartier ou l’éducation populaire, chercheurs et élus locaux, ses membres sont familiers des méthodes de la prise de décision partagée. Ils proposent d’accompagner les personnes intéressées pour transformer convictions et velléités en plans d’act

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