Qu’ils se rongent les ongles ou s’en frottent les mains, ils doivent être un paquet déjà, partisans ou adversaires du Rassemblement national, à fixer l’entrée de l’étable. Et à se demander, parmi l’abondant troupeau de candidats qui en sortira, combien auront la gale, et si tout le cheptel s’en trouvera affecté. Début de réponse le 26 février, date limite du dépôt des listes pour les élections municipales dont le premier tour est prévu le 15 mars suivant. Pour le parti de Jordan Bardella – qui effectue ce samedi 7 février son premier déplacement de campagne dans l’Aude et l’Hérault –, l’enjeu n’est pas mince. Ses dernières élections, les législatives de 2024, avaient été gâchées en grande partie par la scansion quasi quotidienne par la presse des «brebis galeuses», ces candidats aux propos racistes, antisémites, complotistes, homophobes, ou au casier judiciaire trop fourni pour qu’une formation, fût-elle d’extrême droite, les assume.
Analyse
Municipales 2026 : le RN reste le berger des «brebis galeuses»
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Malgré ses promesses de vigilance, à l’approche du scrutin de mars, le parti continue d’investir des candidats grossièrement xénophobes. Un sujet systémique qu’il traite par l’esquive, maintenant souvent son soutien aux personnalités épinglées.
Aux vœux du RN à la presse, le 12 janvier 2026 à Paris. (Denis Allard/Libération)
Publié aujourd'hui à 20h10
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