Une alliance veut dire de la négociation, des ajustements, et pour une fois, pour la gauche parisienne, cette séquence a eu lieu avant le premier tour. Ce mercredi 28 janvier, l’union du PS, des Ecologistes, des communistes, de Place publique et de l’Après autour du socialiste Emmanuel Grégoire a officiellement présenté ses candidats aux mairies d’arrondissement parisiens. L’écologiste David Belliard, actuel adjoint en charge de la transformation de l’espace public et des transports, qui a renoncé à la mairie pour se ranger derrière Emmanuel Grégoire, s’est vu «offrir» la mairie du XIe arrondissement, bijou de famille socialiste et fief d’un proche d’Hidalgo, François Vauglin, qui a dû se mettre en retrait après deux mandats.
Douze arrondissements parisiens conservent des têtes de liste PS. Deux autres, dont les maires sortantes sont déjà écolos, leur ont été laissés : le XIIe d’Emmanuelle Pierre-Marie, maire depuis 2020, et le XIVe de Carine Petit, ex-PS passée par Génération·s et ralliée aux Ecologistes après son élection aux dernières municipales.
Deux candidats sont par ailleurs estampillés Place publique : Théa Fourdrinier dans le VIIIe, arrondissement de droite où elle affrontera à la fois la candidate LR rangée derrière Dati, Catherine Lécuyer, et la sortante dissidente, Jeanne d’Hauteserre, et Eric Pliez, le maire sortant du XXe. Sur les 17 candidats (les quatre premiers arrondissements étant réunis au sein de la mairie de Paris Centre), huit sont des sortants. Et sur les dix femmes investies, sept le sont dans des arrondissements acquis à la droite et difficilement gagnables.




