Elle a gardé le secret quasi jusqu’au bout, au point que le «black-out» commençait à sacrément angoisser ses troupes, racontait il y a deux jours le média la Lettre. Mais ça y est, Rachida Dati a officiellement déposé sa liste de 163 candidats ce lundi 23 février, à trois jours de la deadline, selon les informations du Parisien.
La ministre de la Culture, qui s’accroche à son ministère, et candidate LR aux élections municipales à Paris a donc fait son choix parmi ses collègues de la droite parisienne, ses alliés et ses soutiens. En deuxième place, on retrouve le macroniste Sylvain Maillard, ancien président du groupe Renaissance à l’Assemblée et rallié à la candidate LR contre les consignes de son parti, qui soutient Pierre-Yves Bournazel. Une bonne position pour briguer le poste de premier adjoint ? Agnès Evren, sénatrice de Paris et patronne de la fédération LR de la capitale, elle aussi pressentie pour ce poste à fort enjeu, puisqu’il s’agirait de remplacer Rachida Dati si elle était élue et condamnée dans son procès en septembre pour «corruption» et «trafic d’influence», se retrouve à la cinquième place, après la présidente du groupe Modem au Conseil de Paris, Maud Gatel, et le président de la fédération UDI de la capitale, Eric Schahl.
Pour le reste, la liste se compose en grande majorité de LR, maires d’arrondissements de droite sortants et têtes de listes (Geoffroy Boulard, XVIIe, en 6 ; Delphine Bürkli, IXe, en 7 ; Jean-Pierre Lecoq, VIe, en 10), fidèles datistes (Nelly Garnier, porte-parole de sa campagne, en 9 ; Emmanuelle Dauvergne, son bras droit, en 15) et figures de la droite parisienne (les sénatrices Catherine Dumas et Marie-Claire Carrère-Gée, respectivement 13 et 17e).
Mais elle comporte aussi quelques prises de guerre, comme Max Guazzini, ancien président du Stade français Paris, et qu’on avait pourtant aperçu, note l’AFP, lors du meeting de lancement de campagne de Pierre-Yves Bournazel, en juin au Trianon. Mais aussi Sandro Gozi, ex-secrétaire d’Etat italien aux Affaires européennes et actuel député Renew au Parlement européen, plutôt dans le camp macroniste jusqu’ici, et Amine El Khatmi, le fondateur du Printemps républicain, passé avant d’arriver ici par le PS et LREM.




