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Obstination

Municipales : André Santini, 85 ans, vise un huitième mandat à Issy-les-Moulineaux

Hospitalisé depuis octobre, il a pu sortir pour lancer sa campagne. Maire de la commune des Hauts-de-Seine depuis 1983, il est accusé par deux hommes de harcèlement et agression sexuelle.

André Santini sur le chantier du Grand Paris Express en juillet 2020. (Ludovic Marin/AFP)
Publié aujourd'hui à 17h02

Une nouvelle candidature à 85 ans malgré une récente hospitalisation et une information judiciaire pour harcèlement et agression sexuelle : André Santini, maire (UDI) d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) depuis 46 ans, a annoncé vendredi se présenter pour un huitième mandat dans une lettre «adressée aux Isséens» et transmise à la presse. Hospitalisé depuis octobre dernier après une chute, a obtenu une autorisation de sortie de ses médecins mercredi pour le lancement de sa campagne, selon le Parisien. «Je sais que mon absence inhabituelle a pu surprendre. J’ai dû prendre soin de ma santé, mais aujourd’hui je suis prêt», écrit l’ancien député.

En 2020, le maire d’Issy-les-Moulineaux avait obtenu 60 % des voix dès le premier tour dans cette ville de 70 000 habitants au sud-ouest de Paris, dans le département des Hauts-de-Seine. Il a également été secrétaire d’Etat chargé des Rapatriés et ministre délégué à la Communication entre 1986 et 1988, puis à nouveau secrétaire d’Etat de 2007 à 2009.

Sous ses mandats successifs, Issy-les-Moulineaux a notamment réussi à attirer de nombreux sièges français d’entreprises internationales, comme Coca-Cola ou Microsoft. Mais outre son affaire de harcèlement et agression après l’accusation de deux hommes, André Santinin traîne quelques casseroles. En 2013, l’ancien secrétaire d’Etat à la Fonction publique avait également été condamné par le tribunal correctionnel de Versailles à deux ans de prison avec sursis, à une amende de 200 000 euros et à cinq ans d’inéligibilité dans l’affaire de la fondation Hamon (un projet de fondation d’art qui aurait dissimulé des détournements de fonds), avant d’être relaxé deux ans plus tard en appel. L’élu très fort en gueule a par ailleurs été condamné trois fois pour injures publiques.

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