Il n’y aura pas de poignée de main entre Jordan Bardella et Bruno Retailleau pour sceller officiellement la collaboration entre la droite et l’extrême droite aux municipales. Pas plus qu’il ne devrait y avoir de programme commun ou de désistements systématiques entre les héritiers de Jean-Marie Le Pen et ceux du général de Gaulle. L’extrêmement droitier président du parti Les Républicains a prévenu depuis longtemps que l’«union des droites» ne se ferait pas par une «tambouille d’appareils» mais «dans les urnes», tandis que le Rassemblement national a déjà investi plus de 600 têtes de liste, souvent contre des sortants LR. Cette apparente distance cache en réalité un phénomène moins bruyant qui pourrait faire du scrutin de mars une étape décisive dans le rapprochement entre la droite et l’extrême droite et dans l’implantation de cette dernière dans le pays.
Entrisme
Municipales : entre le RN et la droite, la lente infusion à défaut d’unions
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Forte de ses députés acquis aux législatives de 2024 mais en mal d’élus locaux, la formation d’extrême droite mise sur l’incrustation de ses candidats sur des listes de droite ou «sans étiquette». L’objectif : obtenir de grands électeurs en vue des sénatoriales mais aussi remplacer tout doucement LR dans certaines terres.
Franck Allisio, député RN de la 12e circonscription des Bouches-du-Rhône et candidat à la mairie de Marseille, le 5 avril 2025. (Patrick Gherdoussi/Libération)
Publié le 06/01/2026 à 21h15
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