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Rituel

Nathalie Arthaud sera candidate à l’élection présidentielle de 2027

La représentante de Lutte Ouvrière a officialisé sa quatrième candidature pour l’Elysée, lundi 8 décembre, après avoir été désignée par un vote interne organisé lors du congrès de son parti.

Nathalie Arthaud, le 8 décembre 2025. (Anne-Christine Poujoulat /AFP)
Publié le 08/12/2025 à 15h59

La porte-parole du parti d’extrême gauche Lutte ouvrière (LO), Nathalie Arthaud, a annoncé lundi 8 décembre sa candidature à la présidentielle 2027, elle qui avait réuni 0,56 % des suffrages exprimés en 2022. «Lutte ouvrière sera présente à la présidentielle 2027. Lors de notre congrès [qui s’est tenu ce week-end, ndlr], nous avons voté que je serai candidate pour Lutte ouvrière lors de cette présidentielle», a annoncé Nathalie Arthaud lors d’une conférence de presse à Paris, précisant que la formation trotskiste voulait également être présente aux élections municipales dans 250 villes l’an prochain.

Pour ces élections, Nathalie Arthaud, enseignante de 55 ans, représentera elle-même LO dans la ville de Pantin (Seine-Saint-Denis). Pour celle qui a remplacé Arlette Laguiller en décembre 2008 comme porte-parole et visage de Lutte ouvrière, il s’agira en 2027 de la quatrième candidature à l’Elysée, après 2012 (0,56 % des suffrages exprimés), 2017 (0,64 %) et 2022 (0,56 %). Soit deux de moins que sa prédécesseure candidate à la présidentielle à six reprises entre 1974 et 2007 et détentrice du record de candidatures à ce scrutin.

Possiblement seule à l’extrême gauche en 2027

Pour défendre sa candidature, Nathalie Arthaud a considéré que son parti était le seul «à porter la voix du monde du travail». Devant la presse, tout en dénonçant «le retour du service militaire, tout comme l’augmentation du budget de l’armée», la tête de liste de LO aux européennes de 2024 (0,49 %) a également mis en garde contre «la guerre sociale, la guerre que le grand patronat et le gouvernement mènent contre les travailleuses et les travailleurs». Détractrice des autres formations, «tous les partis politiques masquent cette guerre sociale et font diversion […] ils se chamaillent pour savoir qui gérera demain les affaires de la bourgeoisie», a insisté la porte-parole de LO, critique régulière des formations de gauche et notamment de La France insoumise, qu’elle juge trop réformiste.

Lutte ouvrière, qui «défend l’idée d’un renversement révolutionnaire de la société capitaliste par le prolétariat», prône notamment l’interdiction des licenciements, l’augmentation des salaires et l’expropriation des banques et revendique 8 000 adhérents. La présence à la présidentielle de l’autre parti d’extrême gauche traditionnellement représenté aux échéances nationales, le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), est compromise depuis que ce dernier s’est divisé fin 2022 entre deux partis : le NPA-Révolutionnaires et le NPA-l’Anticapitaliste.

Enseignante en économie-communication à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), Nathalie Arthaud est militante LO depuis ses 18 ans, après un sport-études à Lyon puis un passage en hypokhâgne dans un lycée de la préfecture du Rhône. Pour ses premières élections, Nathalie Arthaud, née le 23 février 1970 à Peyrins (Drôme) d’un père garagiste et d’une mère comptable, a obtenu 0,84 % aux européennes de 2009, puis 1,42 % aux régionales de 2010 en Rhône-Alpes.

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