Ce serait le nouveau «clivage» qui empêcherait – selon la droite et un paquet de commentateurs – les différents candidats de gauche de s’entendre : le nucléaire. Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot et Anne Hidalgo prévoient dans leur programme une sortie de l’atome en plus ou moins trente ans. Fabien Roussel est pour son maintien. Christiane Taubira pour un référendum. La gauche n’a jamais été d’accord sur l’utilisation de cette énergie. Cela n’a pourtant pas empêché socialistes, écologistes et communistes de gouverner ensemble entre 1997 et 2002, PS et Europe Ecologie-les Verts (EE-LV) de remettre ça en 2012, communistes et mélenchonistes de faire deux campagnes ensemble en se mettant d’accord sur la tenue d’un référendum pour laisser les Français trancher. «Le sujet est si important qu’il mérite un débat sérieux dans la population. On doit dire quels investissements nous comptons faire, pourquoi, comment…» insiste le député insoumis Alexis Corbière, rappelant au passage que «le même Fabien Roussel était à l’époque d’accord avec cette solution». Que ce soit en 1997, 2012 ou 2017, des familles qu’on di
Analyse
Nucléaire: à gauche, des accords même sans atomes crochus
Réservé aux abonnés
Du PCF à EE-LV en passant par le PS et LFI, les stratégies pour l’avenir de l’énergie atomique varient. Des divergences qui rendent plus difficile la pratique du pouvoir sans pourtant empêcher de s’allier.
Sous Hollande, l’absence de clarté sur la fermeture de la centrale de Fessenheim, la plus vieille et la plus symbolique, avait fini d’entamer la confiance entre verts et socialistes. (Sébastien Bozon/AFP)
Publié le 16/02/2022 à 6h43
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus