La scène est symbolique. Jean-Luc Mélenchon et le chef de file des députés communistes, Stéphane Peu, sur l’estrade, le poing levé et déclamant une Marseillaise combattive. Il y a longtemps que l’on n’avait pas vu les insoumis fricoter ainsi avec les communistes. Dimanche 8 février, à Argenteuil (Val-d’Oise), le leader insoumis et le député sont venus soutenir Yassin Zeghli, candidat LFI aux municipales derrière lequel se sont rangés les communistes locaux. Jean-Luc Mélenchon y a pris la parole pendant une heure et demie – contre dix minutes pour le candidat –, au cours de laquelle il a proposé aux communistes de sceller une alliance : «Je refais devant toi, président du groupe communiste à l’Assemblée Nationale, l’offre fédérative […] pour l’élection présidentielle et les législatives qui suivront.»
Le Mélenchon du 8 février pourrait fâcher celui du 29 novembre 2024. Lequel avait alors coupé les ponts avec ses ex-partenaires : «Le Parti communiste ne veut plus de nous […]. Nous refusons de faire chemin avec des gens qui nous insultent», balançait-il devant les militants LFI à Paris.
Radouci, l’ex-candidat à la présidentielle ? Et les écologistes et les socialistes, alors ? Si




