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Reportage

Pour les électeurs marseillais, «il faut que les insoumis arrivent à faire comprendre que ce n’est pas un parti miroir du RN»

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Dans l’ancienne circonscription de Jean-Luc Mélenchon, où se croisent bobos et classes populaires, les électeurs insoumis rencontrés apprécient encore la «radicalité» portée par LFI, mais critiquent aussi le manque d’ouverture du mouvement.

Pour Batiste, 32 ans, et Yann, 29 ans, le mouvement reste le seul à pouvoir imposer la gauche dans la perspective d’un second tour face au RN. A Marseille, le 19 novembre 2025. (Patrick Gherdoussi/Libération)
ParStéphanie Harounyan
correspondante à Marseille
Publié le 27/11/2025 à 7h35

C’est jour de marché bio sur l’esplanade du cours Julien. Bobo et populaire, engagé et festif : le quartier coche toutes les cases du bingo favorable au vote insoumis, option centre-ville. La preuve par l’urne : au premier tour de la dernière présidentielle, Jean-Luc Mélenchon dépassait les 50 % de voix dans plusieurs bureaux de vote du quartier, et en bas de la rue, où débute la 4e circonscription, le coordinateur national du mouvement, Manuel Bompard, s’est confortablement fait réélire dès le premier tour. Depuis qu’elle vote, Flore, prof de danse de 31 ans, a toujours accordé sa voix à LFI. «C’est la voix à gauche qui pose les bonnes questions, met en lumière des problématiques souvent passées sous silence par les autres et tape où ça fait mal», soutient-elle en mangeant sa salade assise près de la grande fontaine. Sur l’immigration, par exemple, ou la défense des populations les plus précarisées dont elle mesure les difficultés quotidiennes, elle qui intervient régulièrement dans les centres sociaux de la ville.

Oui, elle se voit encore leur accorder son vote si le mo

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