Ils menacent d’enterrer leurs poubelles dans les champs, d’abandonner leurs déchets sur les trottoirs ou en lisière de forêt, voire d’incendier les conteneurs de la discorde. En Haute Gironde, au nord-est de l’estuaire de la Garonne, les opposants les plus virulents à la nouvelle gestion des déchets portée par une structure publique locale, le Smicval (Syndicat mixte intercommunal de collecte et de valorisation de la Haute Gironde et du Libournais), ne mâchent pas leurs mots pour dire leur colère. Un soir de janvier, on a croisé plusieurs d’entre eux à Etauliers (Gironde), un petit bourg de 1 600 habitants. A la sortie de l’Intermarché, accoudés au bar ou sur le pas de leur porte, il leur a fallu en moyenne moins de trois secondes pour réagir à la phrase «sortir ses poubelles». Ce geste anodin a pris ces derniers mois une tournure politique inattendue sur le territoire. Le sujet est explosif.
Depuis le début de l’année, fini le porte-à-porte pour la collecte des déchets. Les habitants concernés sont désormais priés d’apporter leurs détritus dans des bornes d’apport collectif, parfois situées à des centaines de mètres de leur domicile. L’objectif, dans la lignée de la loi sur la transit




