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Reportage

Pour les municipales en Gironde, le RN capitalise sur la colère contre la gestion des déchets : «Leur carburant, c’est tout ce qui divise»

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La fin du ramassage des poubelles au porte-à-porte sur une partie du territoire a créé de vives tensions. Le Rassemblement national, déjà solidement implanté sur ces terres autrefois socialistes, s’emploie méthodiquement à capter ce mécontentement local pour le convertir dans les urnes.

A Etauliers (Gironde), le 26 janvier 2026. Ici le site d'apport volontaire de déchets situé route de St-Savin. (Rodolphe Escher/Libération)
ParEva Fonteneau
correspondante à Bordeaux
Publié le 01/02/2026 à 12h12

Ils menacent d’enterrer leurs poubelles dans les champs, d’abandonner leurs déchets sur les trottoirs ou en lisière de forêt, voire d’incendier les conteneurs de la discorde. En Haute Gironde, au nord-est de l’estuaire de la Garonne, les opposants les plus virulents à la nouvelle gestion des déchets portée par une structure publique locale, le Smicval (Syndicat mixte intercommunal de collecte et de valorisation de la Haute Gironde et du Libournais), ne mâchent pas leurs mots pour dire leur colère. Un soir de janvier, on a croisé plusieurs d’entre eux à Etauliers (Gironde), un petit bourg de 1 600 habitants. A la sortie de l’Intermarché, accoudés au bar ou sur le pas de leur porte, il leur a fallu en moyenne moins de trois secondes pour réagir à la phrase «sortir ses poubelles». Ce geste anodin a pris ces derniers mois une tournure politique inattendue sur le territoire. Le sujet est explosif.

Depuis le début de l’année, fini le porte-à-porte pour la collecte des déchets. Les habitants concernés sont désormais priés d’apporter leurs détritus dans des bornes d’apport collectif, parfois situées à des centaines de mètres de leur domicile. L’objectif, dans la lignée de la loi sur la transit

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