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Présidentielle

Pour les syndicats, «si on dit simplement que Marine Le Pen est méchante, elle finira par être élue»

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Face à la banalisation des idées xénophobes de Marine Le Pen, les organisations syndicales s’attellent à démonter son programme économique et social.

Face à la présence de Marine Le Pen au second tour, plusieurs syndicats, dont la CGT, ont manifesté contre l’extrême droite à Paris, samedi. (Christophe Michel/Hans Lucas)
Publié le 21/04/2022 à 20h06

Samedi à Paris, par un splendide après-midi printanier, un modeste cortège a défilé de la place de la Nation à celle de la République. Plus d’une quarantaine d’organisations et de partis politiques – dont, du côté syndical, la CGT, Solidaires et la FSU – avaient appelé à se mobiliser pour avertir d’un danger : l’extrême droite est à nouveau finaliste d’une élection présidentielle, et cette fois, il n’est pas dit qu’elle ne gagnera pas. Enjeu de taille, et pourtant : seule une dizaine de milliers de personnes avaient fait le déplacement, selon les autorités. Loin des foules de 2002, quand Jean-Marie Le Pen s’était qualifié pour le second tour, ou de 2017, quand sa fille avait fait de même – mais il faut souligner que ces grandes mobilisations coïncidaient avec le 1er Mai. «Le pire, ça aurait été qu’on ne soit pas là», voulait croire Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, avant le départ du cortège.

Le mot d’ordre de cette manifestation et des quelques dizaines d’autres organisées en France était limpide : «Contre l’extrême droite et ses idées, pas de Marine Le Pen à l’Elysée.» Sans aller pour autant jusqu’à un appel explicite à voter Macron, après cinq années à s’opposer à sa politique et ses réformes. Car ce deuxième tour est «le résultat de ce qu’on a dénoncé tout le quinque

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