Sur l’estrade, une brochette d’hommes encravatés pontifie sur la France, le «système», la décadence. N’était le drapeau européen, chastement camouflé derrière un étendard tricolore, on pourrait se croire en 1972, à la naissance toute masculine du Front national. Jeudi soir, au troisième sous-sol de l’Assemblée nationale, le parti d’extrême droite souffle ses cinquante bougies. Titre du colloque : «De l’espoir au pouvoir.» Durée : trois heures. Ressenti : le double. Environ 150 frontistes font acte de présence : pas mal de députés, beaucoup de leurs collaborateurs et une poignée d’anciens. Pourtant candidat à la tête du parti, le maire de Perpignan, Louis Aliot, s’est fait excuser. La plupart de ses soutiens aussi, dont deux d’importance : Bruno Bilde et Steve Briois. Ils boudent car on ne leur a pas proposé de prendre la parole. Son concurrent, Jordan Bardella, lui, rayonne au premier rang : il est à côté de la grande cheffe, ce qui est toujours bien pour les photos, et il n’a pas à prendre la parole. Plus qu’un mois avant
Reportage
Pour ses 50 ans, le Rassemblement national débloque en colloque
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A l’occasion de son demi-siècle, le parti d’extrême droite organisait jeudi soir une conférence à l’Assemblée nationale. Un monument de réécriture historique et de contradictions.
Marine Le Pen et Bruno Gollnisch, à l'Assemblée nationale, au colloque organisé pour commémorer l'anniversaire des cinquante ans de la création du parti, jeudi soir. (Denis Allard/Libération)
Publié le 07/10/2022 à 11h03
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