La poussière soulevée par les élections régionales est retombée. Malgré la déroute de leurs mouvements face au Parti socialiste et aux Républicains, Marine Le Pen et Emmanuel Macron semblent toujours promis à un nouveau duel à la présidentielle de 2022. «Affaiblie ou pas, Le Pen est toujours à plus de 40% dans les sondages», observe un ministre. Et les troupes du président, conscientes que la diabolisation et le front républicain ne suffisent plus à s’assurer la victoire, ont repris leurs cogitations sur la stratégie gagnante face à leur meilleure ennemie. «La difficulté avec le traitement du RN, c´est que l’on a dans notre ADN de combattre l’extrême droite, mais qu’on ne sait pas comment la combattre sans l’installer comme principal interlocuteur», avoue un communicant de l’exécutif.
De fait, la déroute d’Eric Dupond-Moretti dans les Hauts-de-France apparaît aujourd’hui comme l’exemple à ne plus suivre. Le ministre de la Justice, venu «chasser le Front national de ces terres», a été éliminé dès le premier tour dans le Pas-de-Calais aux régionales. «Envoyer Dupond-Moretti, qui a gagné une fortune [pendant sa carrière




