L’officialisation par Emmanuel Macron de sa candidature à un second mandat devait constituer un point de bascule dans la course à l’Elysée. Ses concurrents espéraient que son entrée en lice acte le début de la «vraie» campagne, avec un sortant enfin confronté à son bilan. Le déclenchement par la Russie d’une guerre d’invasion aux portes de l’Union européenne a profondément changé la donne. Tout comme l’ordre des priorités dans le débat public. Plus que jamais dans l’action et d’autant plus favori dans un contexte guerrier que personne n’avait anticipé, le candidat-président a encore moins de raisons de descendre dans l’arène, laissant ses oppositions dans leur rôle de commentateurs. «Je serai président autant qu’il le faut et candidat autant que je le peux», a-t-il résumé d’une formule. Distinction de pure forme tant l’activisme du premier sert de fait les ambitions du second.
Editorial




