Ils ont ferraillé contre la loi asile-immigration en 2018, se sont abstenus de voter la loi anticasseurs en 2019, ont tenté de promouvoir un accord sur la réforme des retraites avec la CFDT… Bref, ils ont été les mauvaises consciences du quinquennat Macron. A la lecture du nouveau programme du président-candidat, les députés de l’aile gauche de La République en marche auraient encore de quoi s’offusquer. Conditionnement du RSA à une activité de quinze à vingt heures hebdomadaires, durcissement des conditions de délivrance des titres de séjour pour les étrangers, âge légal de départ à la retraite repoussé à 65 ans, nouveaux cadeaux fiscaux aux entreprises, allégement des droits de succession… Emmanuel Macron a beau dire qu’il se «fiche royalement, totalement, présidentiellement» de savoir si ses propositions sont de droite ou de gauche, c’est bien dans les
Divisions
Présidentielle: Macron se droitise, l’aile gauche de son parti temporise
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Le président-candidat multiplie les promesses de droite, comme le recul de l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans. Une mesure, parmi d’autres couleuvres, que les députés de la majorité issus de la gauche avalent en silence durant cette campagne.
Projection d'une séquence vidéo enregistrée d'Emmanuel Macron lors d'un meeting LREM à Nice mercredi. (Laurent Carré/Libération)
Publié le 25/03/2022 à 19h23
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