Les socialistes ne craignent plus rien. «On a dépassé depuis longtemps la peur de tout perdre, d’être dépossédé», explique un socialiste en mimant l’effroi, la bouche qui s’ouvre et les mains qui s’agitent. Ils ont connu l’effondrement en 2017. Depuis des mois, ils savent qu’ils feront pire ce coup-ci. Aux erreurs héritées des socialistes, Anne Hidalgo a ajouté les siennes. «On n’a pas montré qu’on pouvait changer la vie des gens», conclut le même cadre. Mardi, à deux pas du QG de la candidate à Paris, il nous disait pourtant avoir encore l’espoir d’un petit sursaut de mobilisation. Pas grand-chose, rien qui puisse éviter le pire score de l’histoire socialiste depuis Gaston Defferre en 1969 avec ses petits 5 %, mais peut-être permettre de faire un peu plus que les 2 % auxquels elle est promise. «A la fin, Anne est allée chercher quelque chose de l’ordre de la fierté, des gens peuvent revenir», croyait-il.
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