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Analyse

Procès en appel de Marine Le Pen : une sortie côté cour ?

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Née dans la politique, l’ex-présidente du Rassemblement national est jugée en appel à partir de mardi dans l’affaire des assistants parlementaires européens. Une confirmation de sa condamnation à cinq ans d’inéligibilité remettrait en cause une vie entière tournée vers l’élection suprême.

Marine Le Pen au palais de justice de Paris, le 31 mars, jour du jugement en première instance. (Denis Allard/Libération)
Publié le 12/01/2026 à 8h13

Les vieux chats se cachent pour mourir. Marine Le Pen, aussi, qui fuit la lumière au moment où va se jouer rien moins que son avenir politique. C’est-à-dire sa vie, toute cette vie que la politique a percutée dès l’enfance, dirigée, violentée, modelée, remplie aussi, et fait mûrir jusqu’à lui forger la conviction profonde qu’avec la présidentielle de 2027 arriverait enfin son heure. Celle-ci menace en fait d’arriver plus tôt et pas comme prévu, alors que s’ouvre mardi 13 janvier, pour cinq semaines, le procès en appel des assistants parlementaires du Front national. En première instance, la prévenue avait été déclarée coupable avec son parti en tant que personne morale, d’avoir mis en place entre 2004 et 2016 un «système» pour payer des salariés du FN avec l’argen

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