Un cadre du Rassemblement national peut-il le rester après avoir déclaré boycotter les magasins Carrefour parce qu’ils refusent de diffuser l’hebdo Rivarol, antisémite et négationniste ? La réponse est oui. Preuve en est le parcours de Christian Pérez, qui a tenu ces propos en 2021 sur le réseau Twitter, avant d’être investi par le parti lepéniste dans la 8e circonscription du Finistère lors des élections législatives de l’été 2024. Un an plus tard, l’homme, qui avait aussi comparé les joueurs de la «pseudo équipe de France» de football à «des clandestins» sur Facebook en novembre 2022, est toujours présenté dans la presse locale comme le patron du RN à Concarneau. Il est même pressenti pour porter les couleurs du mouvement lepéniste dans la ville lors des municipales 2026.
Enquête
Propos racistes : au RN, des «brebis galeuses» toujours en odeur de sainteté
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Un an après les révélations sur les saillies xénophobes, antisémites ou complotistes de nombreux candidats RN aux législatives, le parti n’a pas procédé au grand ménage promis. «Libé» fait le point sur le devenir de ces cadres.
Au meeting du 1er Mai du Rassemblement national, à Narbonne.
(David Richard/Libération)
Publié le 09/06/2025 à 7h38
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