Dans son salon, Patricia Bellec a préparé du thé, des jus de fruits et des viennoiseries. La septuagénaire jubile, ravie de recevoir le candidat socialiste à la mairie de Paris, à qui elle donne du «cher Emmanuel», et de trouver une oreille attentive à qui raconter l’histoire de la rénovation énergétique de sa copropriété, menée à la force de ses petits bras costauds – elle blague d’ailleurs à moitié sur le fait de ne plus laisser ce beau monde repartir. C’est vrai qu’il fait bon, au dixième étage de cet immeuble du XXe arrondissement de la capitale qui donne sur le Père-Lachaise, où s’entassent notamment, ce mercredi 28 janvier, Emmanuel Grégoire, Lucie Castets, l’adjoint parisien au logement Jacques Baudrier, et celui chargé de la transition écologique Dan Lert.
Depuis le conseil syndical de sa copropriété de 73 lots, Patricia a piloté un gigantesque projet de rénovation énergétique de l’immeuble construit dans les années 70. Comme l’équipe qu’elle reçoit autour de sa table basse, elle aussi a dû mener une «campagne électorale» pour convaincre des voisins et des propriétaires bailleurs aux besoins et aux revenus pas toujours alignés, d’un projet qui a pris des années. Mais voilà, pour une enveloppe de 1,7 million d’euros, financée via un montage compliqué d’aides publiques, état




