Dimanche soir, une partie de la gauche était sur un nuage. Une socialiste, sautillant de joie devant un plateau télé, résumait sa vision des choses : le Rassemblement national (RN) s’effondre, La République en marche (LREM) se vautre et le bloc de la sociale écologie, en additionnant les 16 % du Parti socialiste (PS) et les 13 % d’Europe Ecologie-les Verts (EE-LV) au niveau national, atteint 30 %, juste devant Les Républicains (LR), se hissant ainsi à la première place des forces politiques de cette élection. Un homme était particulièrement heureux. Olivier Faure, le patron des socialistes, contesté par une petite partie de son parti pour ses odes au rassemblement qui menaceraient le PS, s’est empressé de lire les résultats comme une validation de sa stratégie. Il refait l’histoire : le crash de 2017, les européennes qui ont fait office de salle de réveil, les résultats de la rééducation constatés lors des municipales et la force retrouvée à l’occasion des régionales. Les présidents socialistes sortants ne sont-ils pas, et
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Régionales : la gauche et le mirage de l’emballement
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Socialistes et Verts aimeraient se hisser à la première place du scrutin en s’unissant face à la droite au second tour. Un pari risqué, les divisions étant de mise dans certains territoires.
Carole Delga, présidente sortante socialiste d'Occitanie, à Toulouse lors de l'annonce des résultats du premier tour des régionales, dimanche. (Matthieu Rondel/Libération)
Publié le 21/06/2021 à 17h32
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