Premier jour de l’entre-deux tours, première concession aux électeurs de gauche. Il a fallu toutefois s’y reprendre à plusieurs reprises pour comprendre ce qu’Emmanuel Macron pouvait consentir à lâcher sur sa réforme des retraites. Engoncé dans le cuir d’une banquette de bar, en marge de son déplacement dans le Nord, pour une interview de fin de journée face à Bruce Toussaint, l’un des journalistes de BFM-TV, le président sortant a laissé entendre que le futur âge légal de départ à la retraite pourrait finalement ne pas s’élever jusqu’aux 65 ans annoncés dans son programme. «Je suis prêt à discuter du rythme et des bornes», a-t-il commencé, avant de laisser entrevoir que «peut-être […] s’il y a trop de tensions, il [faudra] s’arrêter à ce qu’on fait jusqu’en 2027». Macron a prévu de décaler progressivement l’âge de départ - aujourd’hui fixé à 62 ans - de 4 mois par an à partir de 2023 et ce jusqu’en 2032, date à laquelle doit - s’il est réélu - entrer en vigueur la retraite à 65 ans. Mais si cette progression devait faire un stop en 2027, comme il l’a laissé entendre, cette «borne» pourrait alors s’arrêter
Concession
Retraite à 65 ans: Emmanuel Macron prépare le recul
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Depuis le Pas-de-Calais, le président-sortant a esquissé une petite concession aux électeurs de gauche sur la question de l’âge légal : «s’il y a trop de tensions», la réforme qu’il compte enclencher en 2023 pourrait s’arrêter en 2027 et donc fixer la borne de départ entre 63 et 64 ans.
Denain, le 11 avril 2022. Déplacement d'Emmanuel Macron à Denain au lendemain du 1er tour des élections présidentielles. (Albert Facelly/Libération)
Publié le 11/04/2022 à 23h32
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