Une censure peut en éclipser une autre. Ce qui n’est pas pour déplaire au ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, qui a vu, jeudi soir, le Conseil constitutionnel retoquer, en même temps que la loi Duplomb, un texte qu’il avait voulu mettre en avant dès son arrivée place Beauvau, en septembre 2024. La loi visait à allonger la durée d’incarcération en centre de rétention administrative (CRA) en la passant de 90 à 210 jours pour les étrangers en instance d’expulsion, condamnés pour certains faits ou présentant une menace d’une «particulière gravité» à l’ordre public. Une privation de liberté que les sages ont jugée disproportionnée par rapport «à l’objectif de lutte contre l’immigration irrégu
Censure
Sécurité et immigration : la ligne dure de Bruno Retailleau en butte au droit
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En censurant la loi visant à allonger la rétention administrative des étrangers en instance d’expulsion, le Conseil constitutionnel met au jour l’impasse de la stratégie du ministre de l’Intérieur, qui cherche à appliquer le programme de l’extrême droite sans modifier la Constitution.
Bruno Retailleau visite un poste de commandement de terrain à Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse (Aude), le 6 août. (Idriss Bigou-Gilles/AFP)
Publié le 08/08/2025 à 18h54
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