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Une primaire ou je fais un malheur. C’est le message qu’a fait passer David Lisnard, président de l’Association des maires de France (AMF), en présentant ses vœux, mardi 20 janvier, lors d’une réunion aux allures de grand meeting devant près de 1 500 personnes à la Maison de la mutualité, à Paris. Partisan opiniâtre d’une primaire, le maire de Cannes a prévenu qu’en l’absence d’une telle compétition – sur laquelle planche un comité des «sages» de LR –, il se présenterait directement à la présidentielle en 2027. «Si personne ne veut de la primaire, on s’affrontera au premier tour de la présidentielle», a-t-il assuré.
Dans son discours de près de deux heures, le maire de Cannes a plaidé pour qu’il y ait «une compétition la plus ouverte possible» à droite entre les différents présidentiables, sans fixer de limites. Très ambitieux et candidat presque déclaré à l’Elysée depuis plusieurs mois, Lisnard, qui pour l’instant peine à passer le mur du son, plaide de longue date pour ce grand raout.
En novembre, le très libéral patron du parti Nouvelle Energie appelait à un tel exercice avec «tous ceux qui se réclament de la droite», des centristes de l’UDI au parti Reconquête d’Eric Zemmour ou bien à Nicolas Dupont-Aignan. Mais sans le Rassemblement national. Un peu comme le souhaite aussi Laurent Wauquiez, même si Lisnard était prêt à inclure l’UDR d’Eric Ciotti, pourtant vassal du RN.
Sa menace de partir en solo contredit cependant l’avertissement qu’il avait alors lancé, estimant qu’on «ne peut plus se payer le luxe des premiers tours qui départageaient un Balladur, un Chirac, un Giscard, un Barre, etc.»




