Il arrive avec des poches sous les yeux dans sa vieille Peugeot 306 S16 de 1999, dont la vitre avant ne descend plus. Mi-janvier : Pierre Meurin commence à montrer des signes de fatigue. Pour lui, comme pour pas mal de députés, la saison a commencé en décembre, avec les repas des aînés, puis les galettes des rois et, enfin, les cérémonies des vœux des maires. Chaque commune organise la sienne. L’élu Rassemblement national (RN) de la quatrième circonscription du Gard en a 96 sur son territoire, qui court d’Alès aux Cévennes en touchant les monts d’Ardèche. Certains collègues sont mieux lotis : son voisin, Yoann Gilet, n’a que onze communes sur sa circonscription. En Haute-Marne, Christophe Bentz, l’est moins : 250 mairies à visiter. Meurin va tenter d’assister à 25 cérémonies. Ce samedi, il en enchaîne trois, cinq au total sur le week-end. Des kilomètres de petites routes à avaler, des centaines de mains à serrer, des litres de pétillant à siroter en écoutant les gens.
Reportage
Vœux, galettes et petits fours : comment le RN travaille son implantation locale
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Dans le Gard, «Libération» a suivi le député RN Pierre Meurin, qui louche sur la mairie d’Alès en 2026. L’occasion d’observer comment ces parlementaires jouent de la séduction locale sans jamais se dévoiler sur le fond.
Le député RN aide les élus à dresser le buffet, Saint-Victor-de-Malcap le 20 janvier 2024. (David Richard/Libération)
Publié le 22/01/2024 à 11h08, mis à jour le 22/01/2024 à 11h11
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