«Nommer les choses, mais ne pas ajouter de l’huile sur le feu.» C’est l’esprit qui a présidé à l’avis de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) sur la crise de 2024 en Nouvelle-Calédonie et l’impact de sa gestion par les pouvoirs publics sur les droits humains. La CNCDH l’a adopté, ce jeudi 29 janvier, avec 31 voix pour, une voix contre et trois abstentions. «Nous souhaitons qu’il soit utile en formulant des recommandations extrêmement pragmatiques», a expliqué à Libération Pierre Tartakowsky, vice-président de la commission et corapporteur du texte.
Une prudence malmenée par la fuite d’extraits de sa version de travail publiés dans le Canard enchaîné la veille du vote définitif de l’avis, dont la CNCDH a précisé ne pas être à l’origine, alors qu’Emmanuel Macron a annoncé le 19 janvier la signature de l’accord complémentaire d’Elysée-Oudinot. Ce dernier prolonge




