On peut décider de dissoudre l’Assemblée en une demi-heure et mettre des semaines à tirer les conclusions d’une élection. Malgré les appels répétés du Nouveau Front populaire, arrivé en tête dimanche 7 juillet au soir, à nommer l’un des siens à Matignon, Emmanuel Macron laisse du temps au temps. Dans une lettre confiée à des journaux régionaux, publiée mercredi dans l’après-midi, le président de la République se pose en «protecteur de l’intérêt supérieur de la nation et garant des institutions» pour tancer les partis, coupables selon lui de ne pas respecter le vote des Français. Ou, tout du moins, de se tromper sur son sens. «Seules les forces républicaines représentent une majorité absolue», estime le chef de l’Etat, mettant dans le même sac tous les partis ayant participé au «front républicain» contre l’extrême droite. Il leur demande «d’engager un dialogue sincère et loyal pour bâtir une majorité solide, nécessairement plurielle, pour le pays».
Analyse
Emmanuel Macron envoie sa lettre de recadrage
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L’appel du Président au dialogue entre partis républicains, ce mercredi 10 juillet, a été interprété à gauche comme un déni du vote des Français qui ont placé le Nouveau Front populaire en tête du second tour.
Dessin Coco. (Coco ./Libération)
Publié le 10/07/2024 à 21h08
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