Dans le secret de l’abri «Jupiter», le PC sécurité situé au sous-sol de l’Elysée, Emmanuel Macron doute de l’intuition des Etats-Unis. Quatre jours plus tôt, le conseiller de la Maison Blanche pour la sécurité nationale, Jake Sullivan, a alerté lors d’une conférence de presse qu’«une invasion pourrait intervenir à tout moment» : «Elle pourrait commencer pendant les Jeux olympiques de Pékin, malgré toutes les spéculations selon lesquelles elle n’interviendrait qu’après.» Ce 15 février, au cours du Conseil national de défense, le président de la République livre une autre analyse de la situation : «Je ne pense pas que Vladimir Poutine bougera avant la fin des JO, parce qu’il ne voudra pas se mettre la Chine à dos. Mais je vous le dis, je ne dormirai pas tranquille la nuit du 21 février», soit le lendemain de la clôture des Jeux. De fait, dans la soirée du 21 février, le leader du Kremlin déclenche les hostilités en déclarant l’indépendance des territoires pro-russes. Le 24 février,
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Emmanuel Macron et le tragique de répétition
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Le président de la République, élu en 2017 en exaltant les «passions joyeuses», a vécu un quinquennat de crises multiples. Un genre dramatique au cœur duquel il se place seul en scène.
Emmanuel Macron en visite à l’hôpital militaire de Mulhouse le 25 mars 2020, au début de la pandémie de Covid-19 en France. (Mathieu Cugnot/AFP)
Publié le 02/04/2022 à 5h31
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