La nomination est passée d’extrême justesse, sans vote majoritaire. Le 10 mai, la candidature de Marc Papinutti, proposée par Emmanuel Macron, à la tête de la Commission nationale du débat public (CNDP) a été validée par les commissions compétentes du Sénat et de l’Assemblée nationale. Les parlementaires appelés à trancher ont pourtant manifesté une large hostilité à cette suggestion : 50 d’entre eux se sont prononcés contre et seulement 38 pour. Suffisant pour obtenir une confirmation : il faut une majorité aux trois cinquièmes pour entériner un rejet, 52,8 en l’occurrence. A trois petites voix près, le haut fonctionnaire a donc été désigné président de l’autorité indépendante chargée depuis 1995 d’assurer la concertation et l’information des citoyens sur les projets d’aménagement ayant une incidence sur l’environnement. Il succède à l’ex-ministre Chantal Jouanno à la tête de cette petite institution au budget de 3,5 millions d’euros (pour un salaire annuel brut de
Enquête
Emmanuel Macron et les autorités indépendantes : ses potes à tous les postes
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Depuis 2017, le Président a placé plusieurs de ses soutiens à la tête d’instances censées exercer un contre-pouvoir sur l’exécutif. Dernier épisode en date, la nomination d’un ex-directeur de cabinet d’Elisabeth Borne a la tête de la Commission nationale du débat public.
Emmanuel Macron avec Emmanuelle Wargon (au centre), alors secrétaire d’Etat à l’Ecologie, et actuelle présidente de la Commission de régulation de l’énergie, à Bourg-de-Péage (Drôme), en janvier 2019. (Albert FACELLY/Libération)
Publié le 24/05/2023 à 7h07
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