C’est d’abord l’inquiétude qui les a fait venir, et l’impératif de se mobiliser. Dans la nuit d’Ille-et-Vilaine, l’Accueil breton, à Guichen, portait bien son nom, mercredi soir. Un rade de campagne, une lumière le long de la départementale, où se tenait une réunion publique d’information sur le Canon français. Imaginée par un collectif, elle rassemblait une cinquantaine de riverains soucieux de voir «ça» venir «ici», selon les mots de Pierre, la vingtaine, bonnet sur la tête et bottes en plastique aux pieds. «Ça» ? Ce sont les trois repas organisés ce week-end par le Canon français, à quelques kilomètres de là, dans le château de Blossac à Goven. Depuis un bon mois, leur venue enflamme les débats de ce petit coin tranquille de Bretagne. «La difficulté, c’est que le Canon français se présente comme une bonne bouffe conviviale et apolitique et certains pourraient y aller sans trop savoir, résume Pierre. Alors qu’en réalité, il finance un projet idéologique.»
Lancée en 2021 par Géraud du Fayet de la Tour et Pierre-Alexandre de Boisse, l’entreprise le Canon français parcourt la France depuis plus de trois ans maintenant. Imag




