Encore des mots qui déforment la réalité et décrivent la société de façon biaisée. Après «écoterrorisme», «décivilisation» ou encore «islamo-gauchiste» ou, parfois, «islamophobe», revoici «néolibéral». Le néolibéralisme désigne l’idée, issue de la pensée de l’économiste Friedrich Hayek, selon laquelle la puissance publique doit être réduite au stricte régalien. Le néolibéralisme stipule que la seule politique économique qui vaille est celle de l’offre et du marché le moins régulé possible. Exactement le contraire des règles qui régissent le système efficace du cinéma français et que le gouvernement n’entend pas remettre en cause. Un système qui n’est d’ailleurs pas spécialement financé par l’Etat, comme les libéraux le croient souvent. Au-delà d’une critique plus justifiée sur les violences policières, Justine Triet,
Le billet de Thomas Legrand
En ciblant le «néolibéralisme», Justine Triet tire à côté
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Dénonçant la quête de rentabilité qui menacerait la création cinématographique hexagonale, la lauréate de la palme d’or du Festival de Cannes 2023 oublie qu’en France, le financement du septième art repose sur un système redistributif et protecteur regardé avec envie à l’étranger.
Justine Triet pose devant les photographes avec sa palme d'or lors de la cérémonie de clôture de la 76e édition du Festival de Cannes, le 27 mai. (Sarah Meyssonnier/REUTERS)
Publié le 30/05/2023 à 4h50
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