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Mort de Quentin Deranque : plusieurs manifestations organisées par l’extrême droite autorisées samedi

Parmi les onze personnes arrêtées après la mort du militant d’extrême droite à Lyon, sept ont été mis en examen jeudi soir, et six placés en détention provisoire. Il reste encore «plusieurs personnes» impliquées à identifier, selon le procureur.

Dans un rassemblement à Lille, le 18 février 2026. (Jean-Francois Badias/AP)
Publié aujourd'hui à 8h05, mis à jour le 20/02/2026 à 21h35

En résumé :

  • Après la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque, sept personnes ont été mises en examen jeudi soir, six ont été placées en détention provisoire. Parmi eux figure Jacques-Elie Favrot, l’ex-assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault. Certains des suspects reconnaissent avoir porté des coups, mais «tous contestent une intention homicide», selon le procureur.
  • Depuis l’agression mortelle du jeune identitaire, LFI est dans la tourmente, alors que la droite comme l’extrême droite instrumentalisent le drame pour diaboliser la formation, et plus largement l’ensemble de la gauche.
  • Une marche en hommage à Quentin Deranque est prévue samedi à Lyon. Le maire écologiste de la ville a demandé son interdiction, en raison des «risques de débordements». Mais le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a assuré ce vendredi matin être en mesure de sécuriser le rassemblement.
  • Retrouvez ici notre direct de jeudi.
19:30

Deux manifestations finalement autorisées à Rennes samedi, mais à des endroits différents

Le rassemblement en hommage au militant d’extrême droite et la contre-manifestation organisée par la mouvance antifasciste pourront tous deux se tenir samedi matin à Rennes, mais pas au même endroit, annonce la préfecture d’Ille-et-Vilaine. Pour sécuriser le bon déroulement des deux rassemblements, un dispositif conséquent de 130 policiers sera mis en place dans le centre-ville de Rennes, souligne la préfecture vendredi dans un communiqué. «L’opposition des deux groupes est susceptible de donner lieu à des troubles à l’ordre public s’ils venaient à se rencontrer» mais «la liberté de manifestation est une liberté fondamentale de la République française», explique-t-elle. L’hommage à Quentin Deranque, initié par un influenceur rennais d’extrême droite, sera circonscrit à la place de la République, au cœur de Rennes. «Tout rassemblement se présentant comme antifasciste» ne pourra de son côté se tenir qu’à bonne distance de cette place, selon le périmètre délimité par la préfecture.

18:53

Municipales : après les annonces du PS, Retailleau offensif, LFI défensif

Ce matin, le secrétaire général du PS, Pierre Jouvet, a assuré qu’il n’y aura «pas d’accord nation avec LFI» au deuxième tour des élections municipales. Mais que dans de «rares cas» précis des listes d’union de gauche pourraient avoir lieu, à condition que les candidats LFI aient «clarifié leur position sur le rapport de leur mouvement à la violence politique et à cette forme d’hooliganisation de la vie publique». En réaction, Manuel Bompard a joué la surprise sur BFM TV : LFI «a toujours dit qu’il était opposé à la violence. Donc je n’ai pas très bien compris à quoi faisait référence». Quand Bruno Retailleau a lui dénoncé «la tartufferie du Parti socialiste, prêt à tout pour récupérer quelques voix».

16:50

Les obsèques de Quentin Deranque prévues mardi 24 février

D’après les informations de BFM Lyon, qui cite des «sources concordantes», les obsèques de Quentin Deranque auront lieu mardi 24 février dans la plus stricte intimité. Deux messes pourraient se dérouler plus tôt, l’une dans la commune de Jardin, en Isère dès dimanche, l’autre à Saint-Just, dans le Ve arrondissement de Lyon, lundi.

16:25

Après la mort de Quentin Deranque, Gérald Darmanin inquiète des professionnels du droit

Par Chloé Pilorget-Rezzouk
Le 20/02 à 15H51

Le département d'Etat américain dénonce «la violence de l'extrême gauche radicale» en France

Après Georgia Meloni, au tour de l’administration Trump de s’engouffrer dans la brèche ouverte par la mort de Quentin Deranque. Et même le bureau du contre-terrorisme du département d’Etat américain, qui a écrit jeudi 19 février sur le réseau social X que «la gauche radicale violente est en hausse et son rôle dans la mort de Quentin Deranque montre la menace qu’elle pose pour la sécurité publique». Le département a ensuite assuré qu’il allait «continuer de surveiller la situation» et qu’il «attendait de voir les coupables traduits devant la justice».

Le 20/02 à 15H14

A Saint-Nazaire, la permanence d'un député LFI et un local de campagne dégradés

La permanence du député insoumis Matthias Tavel et le local de campagne d’une liste de gauche, dont LFI, aux municipales ont été dégradés dans la nuit de jeudi à vendredi à Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique. De la peinture rouge a été projetée sur les devantures et des affiches marquées «Justice pour Quentin» ont été placardées, raconte le député Matthias Tavel. Le local de campagne de la liste «Ensemble Soyons Saint-Nazaire» - réunissant LFI, les Ecologistes, le PCF, le NPA, Génération-s et Debout - a également été visé. Plusieurs permanence d’élus ont subi ces derniers jours diverses dégradations, allant du lancement de projectiles à des jets de liquide rouge comme à Lille, Metz, Castres, Bordeaux ou Rouen. Mercredi, le siège national de LFI, dans le Xe arrondissement à Paris, a été brièvement évacué à la suite d’une alerte à la bombe.

Le 20/02 à 14H45

Une militante anti-avortement organisatrice du rassemblement identitaire de Lyon

Cadette de 13 enfants, fille de militaire, Aliette Espieux est proche des milieux d’extrême droite et compagne d’un cadre du groupuscule néonazi Lyon populaire, interdit depuis juin 2025. Engagée contre l’avortement, la contraception, la jeune femme de 26 ans est l’organisatrice de la marche en hommage à Quentin Deranque, prévue à Lyon samedi après-midi.

Le 20/02 à 14H27

La préfecture prévoit un «important» dispositif de sécurité pour la marche de samedi

La marche d’extrême droite en hommage à Quentin Deranque aura bien lieu à Lyon samedi. Le parcours autorisé de 1,4 kilomètres se cantonnera au 7e arrondissement de la ville, avec un départ place Jean Jaurès prévu un 15 heures, jusqu’à la rue Victor-Lagrange où a eu lieu le drame. Les «effectifs de la direction interdépartementale de la police nationale du Rhône» seront accompagnés d’un renfort de «plusieurs compagnies républicaines de sécurité, dont la CRS 83, des escadrons de gendarmerie mobile, ainsi que de policiers nationaux déployés depuis différents départements de la région», détaille la préfecture. Des policiers nationaux «patrouilleront dans les transports en commun», comme «la sûreté ferroviaire pour sécuriser les gares». La «captation d’images par drone» durant la marche est autorisée.

Le 20/02 à 14H14

Le rassemblement identitaire samedi à Lyon autorisé, avec une sécurité renforcée

La préfecture du Rhône a annoncé ce vendredi autoriser - avec une sécurité renforcée - la marche en hommage à Quentin Deranque, organisée par l’extrême droite samedi après-midi à Lyon. Le maire écologiste, Grégory Doucet, ainsi que le coordinateur national de LFI, Manuel Bompard, avaient demandé son interdiction en raison des risques de violences. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a assuré ce vendredi matin de la capacité des forces de l’ordre à sécuriser le rassemblement.

Le 20/02 à 12H25

Le PS admettra de «rares» rapprochements avec LFI au 2e tour des municipales si ses candidats s'opposent à la violence politique

Le Parti socialiste admettra dans de «rares cas de figure» des rapprochements avec LFI au second tour des municipales, seulement si les candidats insoumis clarifient «leur position sur le rapport de leur mouvement à la violence politique», a expliqué à l’AFP le secrétaire général du PS, Pierre Jouvet, confirmant une information du Monde. «Comme au 1er tour, il n’y aura pas d’accord national avec la France insoumise», précise Pierre Jouvet, après la mise en cause de plusieurs proches d’un député LFI dans l’agression mortelle du militant nationaliste Quentin Deranque le 12 février à Lyon. Mais «si dans de rares cas de figure, la volonté de certains candidats insoumis est de rejoindre les listes d’union de la gauche au second tour, alors ils doivent clarifier leur position sur le rapport de leur mouvement à la violence politique, et à cette forme d’hooliganisation de la vie publique», ajoute-t-il.

Le 20/02 à 11H21

Selon Villepin, la France a son «moment Charlie Kirk»

L’ancien Premier ministre s’alarme du «corridor de respectabilité pour le RN» qui s’ouvre «à force de concentrer les coups sur LFI», dans un long post publié sur X jeudi soir. Si Villepin fustige la stratégie «belliqueuse» des insoumis, qui «crée les conditions où des acteurs se sentent autorisés à passer du verbe au geste», il dénonce «la faute majeure de renvoyer dos à dos toutes les radicalités», rappelant que depuis 1986, «59 morts sont attribués à l’ultradroite, contre 6 à l’ultragauche». La France traverse «un moment Charlie Kirk», estime le presque candidat à la présidentielle, qui refuse «la symétrie des violences entre gauche et droite» et dénonce une «diabolisation» de LFI qui «prépare la prise de pouvoir par l’extrême droite».

Le 20/02 à 10H13

Entre LFI et la Jeune Garde, un compagnonnage récent

Malgré la pression qui grandit chaque jour un peu plus, alors que plusieurs membres de la Jeune Garde sont suspectés d’avoir participé à l’agression ayant entraîné la mort de Quentin Deranque, Jean-Luc Mélenchon ne renie rien. Le triple candidat à la présidentielle revendique bien une proximité avec l’organisation antifasciste. Le mouvement mélenchoniste s’en est rapproché en 2023, notamment pour son expérience en matière de défense contre l’extrême droite. Notre analyse à lire ici.

Le 20/02 à 09H47

Manuel Bompard demande l'interdiction de la marche samedi à Lyon, une «menace pour les habitants»

Le coordinateur de La France insoumise a appelé ce vendredi à l’interdiction de la mobilisation en hommage à Quentin Deranque prévue samedi à Lyon, estimant qu’elle représente une «menace pour les habitants». «La marche prévue samedi à Lyon est loin d’être seulement un hommage à la victime. Elle est prévue pour être une véritable démonstration fasciste dans les rues», a-t-il écrit sur X. «Plus de 1 000 néonazis de toute l’Europe sont annoncés dans une volonté de vengeance mortifère», a ajouté Manuel Bompard.

Le 20/02 à 09H21

Bardella recommande de ne pas aller aux rassemblements d'hommage

Le président du Rassemblement national, a recommandé de ne pas se rendre aux rassemblements d’hommage au militant nationaliste Quentin Deranque prévus samedi ni «d’y associer» le parti, selon une lettre à ses cadres ce vendredi. «Nous vous demandons, sauf situation locale très particulière et strictement encadrée (hommage rendu par une municipalité, par exemple), de ne pas vous rendre à ces rassemblements ni d’y associer le Rassemblement National», écrit Jordan Bardella dans ce message. Il estime que les organisateurs de ces rassemblements sont «multiples, incertains» et que les proches de Quentin ne sont a priori «à l’initiative d’aucun d’entre eux». «Certains organisateurs, indéniablement liés à l’ultradroite et que nous refusons de côtoyer par cohérence avec notre ligne réaffirmée cette semaine, recherchent également l’affrontement», a ajouté Bardella.

Le 20/02 à 08H38

Les dessous de la marche organisée samedi à Lyon

A Lyon, l’extrême droite radicale à la manœuvre pour organiser un hommage à Quentin Deranque samedi, «des milliers de participants» attendus. Identitaires, royalistes, ultranationalistes, néonazis… toutes les mouvances de l’extrême droite ont promis de participer au rassemblement, avec des militants venus d’Allemagne, de Suisse ou d’Autriche. Notre article à lire ici.

Le 20/02 à 08H15

Un «dispositif policier extrêmement important» pour assurer la sécurité de la marche en hommage à Quentin Deranque samedi à Lyon

Laurent Nuñez a affirmé vendredi qu’il ne «demand (ait) pas l’interdiction» de la marche prévue samedi à Lyon en hommage à Quentin Deranque, l’étudiant nationaliste frappé à mort il y a une semaine dans cette ville. «Je ne peux interdire une manifestation que lorsqu’il y a des risques majeurs de troubles à l’ordre public et que je ne suis pas en mesure de les contenir». S’exprimant sur RTL, le ministre de l’Intérieur a ajouté que cette marche qui devrait rassembler, selon son estimation «2 000 à 3 000 personnes» sera encadrée par un «dispositif policier extrêmement important» pour assurer la sécurité.

Le 20/02 à 08H13

Sept mis en examen jeudi soir pour la mort de Quentin Deranque

Dans un communiqué diffusé ce vendredi matin, le parquet de Lyon confirme la mise en examen de six personnes pour trois qualifications : «homicide volontaire, violences aggravées et association de malfaiteurs». Une septième, l’assistant parlement de Raphaël Arnault, a été mise en examen pour «complicité d’homicide volontaire, violences aggravées et association de malfaiteurs». Six des mis en examen ont été placés en détention provisoire. Le septième a été placé sous contrôle judiciaire, «assorti d’une interdiction de participer à des manifestations ainsi que d’une mesure d’éloignement du territoire de la ville de Lyon», précise le communiqué.

Le 20/02 à 08H04

Tensions autour de la marche en hommage à Quentin Deranque annoncée samedi à Lyon

Jeudi, la famille de Quentin Deranque a appelé «au calme et à la retenue» et dénoncé «toute forme de violence politique», à deux jours d’une marche prévue en hommage à leur fils à Lyon, à laquelle ils ne comptent pas participer. Ils «souhaitent que si des personnes veulent s’agréger à cette initiative, qu’elles le fassent dans le calme, dans la retenue et sans expression politique», a déclaré leur avocat sur BFM Bastien Brajon. Le maire écologiste Grégory Doucet a demandé à la préfecture d’interdire pour des raisons de sécurité cette marche réclamant «Justice pour Quentin, tué par les antifas», dont l’appel est largement relayé par l’extrême droite sur les réseaux sociaux.

Le 20/02 à 07H51

«Une chasse aux insoumis aux accents trumpistes» : à gauche, LFI défendue tant bien que mal

Une semaine après la mort de Quentin Deranque, d’anciens lieutenants sont montés au créneau pour dénoncer les tentatives de récupération. Emmanuel Macron a appelé «les extrêmes» à «faire le ménage dans leurs rangs». Lire notre récit.

Début du live : le 20/02/2026 à 08:05

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