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Mort de Quentin Deranque : Sébastien Lecornu répète que «le ménage doit être fait» chez LFI, après l’arrestation d’un assistant parlementaire

Une minute de silence a eu lieu à l’Assemblée ce mardi 17 février. Neuf suspects ont été interpellés dans la soirée, a annoncé le procureur. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a demandé que «la vérité judiciaire» passe «sans aucune pression sur les enquêteurs».

Sébastien Lecornu lors des questions au gouvernement le 17 février 2026. (Stéphane Lagoutte/Myop pour Libération)
Publié aujourd'hui à 10h13, mis à jour le 17/02/2026 à 22h03

En résumé :

  • Quentin Deranque est mort samedi 14 février après avoir été agressé deux jours plus tôt soir à Lyon. Selon le collectif identitaire Némésis, il a été agressé par des militants antifascistes dont certains issus de la Jeune Garde, qui a été dissoute par le gouvernement en juin 2025.
  • A l’Assemblée nationale cet après-midi, où une minute de silence a été observée, Gérald Darmanin a déclaré que «la Jeune Garde tue» et que «LFI devrait le condamner». Les Insoumis dénoncent de leur côté une «récupération» politique. La présidente du groupe LFI, Mathilde Panot, a dénoncé l’absence de dispositif de sécurité autour de la conférence de Rima Hassan jeudi dernier à Lyon, en marge de laquelle des affrontements ont eu lieu.
  • Selon le parquet de Lyon, chargé de l’enquête pour «homicide volontaire», Quentin Deranque a été frappé par «au moins six individus». Neuf suspects ont été interpellés ce mardi vers 18 heures. A l’Assemblée, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a demandé que «la vérité judiciaire» passe «sans aucune pression sur les enquêteurs».
  • Le député LFI et co-fondateur de la Jeune Garde Raphaël Arnault a annoncé avoir engagé la procédure pour «mettre fin» au contrat de son collaborateur parlementaire Jacques-Elie Favrot, qui fait partie des suspects arrêtés.
21:56

Sébastien Lecornu en remet une couche sur LFI après l'arrestation du collaborateur de Raphaël Arnault

C’est peu ou proue ce qu’il avait déjà dit à l’Assemblée nationale lors des questions aux gouvernements. Cet après-midi. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, s’en est de nouveau pris à la présidente du groupe insoumis, Mathilde Panot, en répétant que «le ménage doit être fait dans [leurs] rangs. Et vite». Le chef du gouvernement fait référence à l’arrestation dans la soirée de l’assistant de parlementaire de Raphaël Arnault, Jacques-Elie Favrot, dans la soirée, avec huit autres personnes. «La présidente du groupe LFI affirmait aujourd’hui qu’“aucun insoumis n’est impliqué de près ou de loin dans ces violences”. Ce soir, un assistant parlementaire d’un député LFI a été interpellé», a écrit Sébastien Lecornu sur X.

21:22

Neuf interpellations désormais, selon le procureur

Deux nouveaux suspects ont été interpellés dans l’enquête sur la mort à Lyon du jeune militant nationaliste Quentin Deranque, a indiqué à l’AFP le procureur de Lyon Thierry Dran, portant à neuf le total. Les interpellations ont commencé dans la soirée, avec notamment celle de Jacques-Elie Favrot, un assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault.

21:07

Deux nouveaux suspects interpellés, annonce le procureur de la République

Deux nouveaux suspects ont été interpellés mardi dans l’enquête sur la mort à Lyon du jeune militant nationaliste Quentin Deranque, a indiqué à l’AFP le procureur de Lyon Thierry Dran. Il s’agit de deux hommes, a-t-il précisé, portant le total à sept interpellations, dont Jacques-Elie Favrot, un assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault.

20:52

Raphaël Arnault dit avoir engagé la procédure pour «mettre fin» au contrat de son collaborateur interpellé

«Comme indiqué par un communiqué de son avocat, mon collaborateur Jacques-Elie Favrot a cessé toutes ses activités parlementaires», a écrit le député Raphaël Arnault sur X. «Dès hier avant d’apprendre son interpellation ce soir, nous avons engagé auprès des services de l’Assemblée les procédures pour mettre fin à son contrat, a-t-il encore affirmé. À l’enquête désormais de déterminer les responsabilités.»

20:45

LFI, assiégée et invitée à «faire le ménage», dénonce des «manœuvres indignes»

Par Sacha Nelken

Lors des questions au gouvernement, ce mardi, le parti de Jean-Luc Mélenchon a été accusé de complaisance envers le mouvement dissous la Jeune Garde, mais aussi de contribuer à la «brutalisation» générale de la politique. Lire notre article.

20:30

Un cinquième suspect interpellé, annonce le procureur

Un cinquième homme a été interpellé mardi dans l’enquête sur la mort à Lyon du jeune militant nationaliste Quentin Deranque, a indiqué le procureur de Lyon Thierry Dran, confirmant une information de BFMTV. Cet homme a été arrêté dans la banlieue lyonnaise, a-t-il précisé. Quatre autres hommes avaient été interpellés peu avant, dont Jacques-Elie Favrot, un assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault.

20:21

Faure juge que LFI «ne peut conserver la moindre ambiguïté avec tout mouvement violent»

Le patron du Parti socialiste Olivier Faure juge que LFI «ne peut conserver la moindre ambiguïté avec tout mouvement violent», si les conclusions de l’enquête sur la mort du militant nationaliste Quentin Deranque mettent en cause la Jeune Garde, proche des insoumis. «Au moment des conclusions de l’enquête il faudra tirer des conclusions claires, LFI ne peut conserver la moindre ambiguïté avec tout mouvement violent», a estimé mardi le premier secrétaire devant plusieurs journalistes, trois jours après le meurtre de Quentin Deranque.

20:16

LFI «n'accepte pas les leçons» de Lecornu, affirme Mélenchon

La France insoumise «n’accepte pas les leçons» de Sébastien Lecornu, qui a demandé au mouvement de gauche radicale de «faire le ménage» dans ses «rangs» après la mort du militant nationaliste Quentin Deranque, a prévenu mardi soir Jean-Luc Mélenchon. «Nous n’acceptons pas les leçons que nous donne Monsieur le Premier ministre, qui visiblement a pété un câble cet après-midi aux questions d’actualité» à l’Assemblée nationale, a déclaré le leader de LFI lors d’une conférence devant des militants à Paris.

19:42

Bardella accuse Mélenchon d'avoir «ouvert les portes» de l'Assemblée «à des meurtriers présumés»

Le président du RN Jordan Bardella a accusé mardi le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon d’avoir «ouvert les portes de l’Assemblée nationale à des meurtriers présumés», après l’interpellation de quatre hommes, dont l’assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, dans l’enquête sur la mort de Quentin Deranque. Le volet criminel de cette dernière a été ouvert pour «homicide volontaire». «La responsabilité morale et politique de Jean-Luc Mélenchon est immense», a affirmé Jordan Bardella sur le réseau social X, accusant le patron de LFI de «complicité avec les groupuscules d’ultra-gauche qu’il qualifie lui-même de “jeunes camarades”».

19:41

«On se déshonore lorsque l'on frappe d'une manière qui comporte le risque d'infliger la mort», dénonce Mélenchon

Les agresseurs de Quentin Deranque se sont «déshonorés» en frappant le jeune militant nationaliste Quentin Deranque «d’une manière qui, de toute évidence, comporte le risque d’infliger la mort», a dénoncé mardi soir Jean-Luc Mélenchon. «Dans la violence, qu’elle soit défensive ou offensive, et je le dis en notre nom à tous, tous les coups ne sont pas permis», a martelé le leader de LFI dont la formation est mise en cause par ses adversaires en raison de ses liens avec la Jeune Garde antifasciste lyonnaise«Quelles que soient les opinions de ses parents, rien ne justifie qu’on leur ramène leur enfant mort», a-t-il également dit à propos de Quentin Deranque.

19:13

L'assistant parlementaire de Raphaël Arnault fait partie des quatre personnes interpellées, selon une source proche du dossier

Un assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault figure parmi les quatre personnes interpellées mardi dans l’enquête sur la mort à Lyon du militant nationaliste Quentin Deranque, a indiqué une source proche du dossier. Jacques-Elie Favrot, assistant de l’élu insoumis, a été «cité par plusieurs témoins», avait rapporté lundi la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet en annonçant suspendre ses «droits d’accès» au palais Bourbon.

19:02

Quatre personnes ont été interpellées

Quatre hommes ont été interpellés mardi dans l’enquête sur la mort du jeune militant nationaliste Quentin Deranque, a indiqué le procureur de Lyon Thierry Dran, confirmant une information de BFMTV. Ces interpellations font suite à l’identification de plusieurs suspects dont certains liés à l’«ultragauche», avait appris mardi l’AFP de source proche du dossier. Le procureur de Lyon avait confirmé à l’AFP que certains suspects avaient été identifiés, «mais pas tous».

18:43

Une vidéo du Canard enchaîné va dans le sens d'une rixe avant la mort de Quentin Deranque

Publiée dans l’après-midi par le Canard enchaîné, une nouvelle vidéo filmée peu avant la mort de Quentin Deranque montre deux groupes d’hommes s’affronter, dont un avec une béquille. Selon le média, il s’agirait d’une «violente rixe opposant un groupe de fachos avec un autre d’antifas, tous deux composés d’une quinzaine de personnes». «On aurait dit un ring de boxe géant, ça courait dans tous les sens, a déclaré un témoin au Canard. Mais personne n’a demandé de l’aide, ils étaient venus pour en découdre.»

17:39

A Lyon, une campagne municipale percutée par la mort de Quentin Deranque

Par Lucie Alexandre

Après une suspension décidée par certains candidats dans le week-end, la course pour la mairie a repris lundi 16 février, à moins d’un mois du premier tour des échéances locales, prévu le 15 mars. Lire notre reportage.

17:21

Débats d'idées à l'université : le gouvernement veut serrer la vis

Un président d’université «doit interdire» des réunions politiques à l’université qui pourrait créer des troubles à l’ordre public, a déclaré ce matin le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste. Ce dernier a envoyé une circulaire, datée de lundi, aux préfets et aux recteurs en ce sens. Par la suite, le ministre a néanmoins soutenu à l’Assemblée nationale que «cette interdiction» devait «être autant que faire se peut exceptionnelle», affirmant que l’université est «un espace de débat contradictoire» et «apaisé». «Tous les élus de la République peuvent intervenir dans des conférences», a-t-il dit devant les députés, mais lorsque «ces conférences représentent des risques avérés de troubles à l’ordre public, celles-ci ne doivent pas pouvoir se tenir». «Cette décision est absolument scandaleuse», avait réagi plus tôt sur X Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, estimant que «le débat démocratique ne peut pas dépendre du bon vouloir de groupuscules fascistes qui veulent brider la liberté d’expression et empêcher leurs opposants de s’exprimer».

16:36

Qu’est-ce que la Jeune Garde, l’organisation antifasciste ciblée par Laurent Nuñez après la mort de Quentin Deranque ?

Plusieurs membres du groupe d’extrême gauche, dissout le 12 juin 2025, sont soupçonnés d’avoir participé à l’agression mortelle du militant d’extrême droite à Lyon, ville où l’organisation est née en 2018. Lire notre article.

16:01

«Ce que vous venez de faire est absolument immonde et abject», répond Lecornu à Panot

«Ce que vous venez de faire est absolument ignoble et abject», a répondu Sébastien Lecornu à Mathilde Panot, déclenchant une standing ovation de côté de la droite et de l’extrême droite de l’hémicycle. «Lorsqu’on est un humaniste, on n’oppose pas un mort à un autre mort», a lancé le Premier ministre à la responsable insoumise, qui avait dénoncé juste avant le «silence» du gouvernement lors des assassinats venus de l’extrême droite ces dernières années. «Il n’y a pas une violence acceptable dans un sens et pas dans l’autre, le refus de la violence c’est pour tout le monde, a-t-il répété. Je suis le premier à condamner les violences faites contre les députés insoumis.»

15:54

Mathilde Panot dénonce l'absence de dispositif de sécurité autour de la conférence de Rima Hassan à Lyon

Son mouvement politique attaqué de toutes parts depuis plusieurs jours et notamment depuis le début de ces questions au gouvernement, Mathilde Panot est la première insoumise à prendre la parole dans l’hémicycle. S’adressant au premier ministre, la présidente de son groupe à l’Assemblée a estimé que «faire peser sur [son] groupe une responsabilité morale imaginaire ne parviendra pas à éclipser la réelle responsabilité politique» du gouvernement. «Pourquoi aucun dispositif de sécurité n’était prévu, ouvrant ainsi la voie à tous les débordements ! Alors que les renseignements avaient prévus depuis plusieurs jours de la présence Némésis», a-t-elle lancé.

15:43

«La Jeune Garde tue et la France insoumise devrait le condamner», lance Gérald Darmanin

Sur le même ton que depuis sa première prise de parole, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a continué à vilipender Jean-Luc Mélenchon et les insoumis, ainsi que leur supposée responsabilité dans la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque. Après avoir affirmé qu’il y a «une violence incontestable» venant de LFI et de la Jeune Garde, le Garde des Sceaux a terminé sa prise de parole en lançant : «La Jeune Garde tue et la France insoumise devrait le condamner.» Quelques minutes auparavant, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, réclamait qu’«aucune pression» ne soit mise sur les enquêteurs.

15:35

Le Premier ministre met en garde contre «la rhétorique de la confrontation» en politique

Plus nuancé que son collègue du ministère de la Justice, qui a fait un lien très direct entre LFI et la mort de Quentin Deranque, Sébastien Lecornu a évoqué un «moment de vérité» : «Soit on lutte et on refuse la violence, soit on ne lutte pas contre elle. Il n’y a pas de double standard, cela vaut pour tout le monde !» Le Premier ministre estime ainsi qu’«on ne peut pas avoir la rhétorique de la confrontation en permanence et ne pas voir que ce qu’il se passe parfois dans cet hémicycle peut infuser dans la société». Pour Lecornu, il s’agit de la «responsabilité de chaque formation politique».

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