Une fois n’est pas coutume, l’immigration revient dans le débat politique. Depuis plusieurs jours, des milliers de personnes sont massées, dans le froid, à la frontière entre la Pologne et le Bélarus. Parmi elles, des femmes enceintes et des enfants, dont ceaucoup viennent d’Irak et de Syrie. Le conflit qui oppose la dictature d’Alexandre Loukachenko à la Pologne, et à l’Union européenne par ricochet, a causé la mort d’au moins onze personnes. Samedi, le corps d’un jeune Syrien était retrouvé à proximité de la frontière.
En France, le sujet fait son apparition dans la campagne présidentielle, à cinq mois du premier tour. Les partis sont sommés de se positionner sur l’accueil ou non des migrants piégés à la frontière polonaise, à commencer par l’extrême droite




