Franck a 62 ans et une épaisse barbe blanche attachée par un élastique au niveau du menton. Habitant de Loches (Indre-et-Loire), ce danseur et comédien fraîchement retraité a parcouru 40 km ce gris dimanche 16 novembre, direction Saint-Pierre-des-Corps pour voir Jean-Luc Mélenchon, son «mentor». S’il ne l’a jamais rencontré, l’homme aux fines lunettes rondes suit l’insoumis «depuis plus d’une quinzaine d’années». Qu’importent les évolutions de l’ancien député des Bouches-du-Rhône, il le soutiendra jusqu’au bout car, «c’est le seul à avoir un cerveau». En inconditionnel, le sexagénaire sait déjà avant le début du meeting qu’il en ressortira «avec la banane». «Parce que je sais qu’il va me mettre une bonne dose dans la tête», explique-t-il.
Comme Franck, un millier de personnes – selon l’organisation – sont venues écouter Jean-Luc Mélenchon ce dimanche dans la salle des fêtes de la petite ville d’Indre-et-Loire. La commune la plus pauvre du département, souligne son équipe, avec un taux de pauvreté de 24 %. Depuis la scène, le triple candidat à la présidentielle justifie d’ailleurs sa présence ici pour cette raison. «On m’a dit “vous venez à Saint-Pierre-des-Corps en terrain conquis parce que vous avez fait 39 % à la dernière présidentielle ?” Non, je ne suis pas venu pour ça, scande-t-il. Nous avons regardé où ma présence pourrait être utile pour mettre le doigt sur quelque chose qui pourrait faire mal à tous les adversaires.




