Si les fronts sont tirés, le visage s’éclaire en évoquant la retraite, toute proche. Gérald est encore conducteur d’engins dans les travaux publics pour une grosse année ; Sylvie œuvrait comme agente d’entretien chez Renault mais soulève sa béquille en parlant de son invalidité. Lui reste un long corridor de deux ans avant la quille, enfin. Ensemble, ils en ont tenu, des ronds-points, gilet jaune sur le dos, et les voilà, ce dimanche 7 septembre, à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), prêts à écouter le discours de rentrée de Marine Le Pen. «On était de gauche avant, promet Sylvie, mais Jean-Luc Mélenchon nous a tellement déçus, il ne parlait pas d’immigration comme ça, il n’y en a plus que pour eux maintenant.»
Girouette
Entre base populaire et grands patrons, les petits mots doubles du RN
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Tiraillé entre une partie de son électorat, qu’il a abreuvée de promesses sociales, et d’un autre côté les riches et industriels qu’il gâte discrètement, le parti d’extrême droite se montre toujours plus opportuniste et incohérent.
Marine Le Pen et Jordan Bardella à Paris, le 27 janvier 2025. (Denis Allard/Libération)
Publié le 12/09/2025 à 19h27
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