C’était en mars 2003. Jacques Chirac, alors président de la République, est en visite officielle en Algérie. A Alger, la foule lance des «Chirac ! Chirac !» «Des visas ! Des visas !» scande surtout la jeunesse du pays. L’image d’un peuple en quête du sésame administratif restera. Près de vingt ans plus tard, le sujet continue d’empoisonner les relations diplomatiques entre les deux pays. Entre Alger et Paris, le visa, «ce n’est pas une affaire consulaire, c’est un dossier politique», note ainsi dans son dernier ouvrage (1) l’ancien ambassadeur français en Algérie, Xavier Driencourt.
Comme ses prédécesseurs, Emmanuel Macron, en visite en Algérie les 25, 26 et 27 août, n’échappera pas à ce serpent de mer. En Algérie, le chef de l’Etat tentera surtout de retisser la relation bilatérale, abîmée depuis plusieurs mois. La décision du gouvernement français, à l’automne dernier, de réduire la délivrance de visas pour forcer les




