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Retrouvailles

Entre Trump et Macron, l’illusion d’une «bromance» qui n’en a que le nom

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Complicité surjouée, piques acerbes et profonds désaccords : les deux hommes, arrivés au pouvoir à quelques mois d’intervalle en 2017, ont un long historique. Mais c’est avec un président français affaibli que traitera désormais Donald Trump.

Emmanuel Macron et Donald Trump à Paris, le 13 juillet 2017. (Laurent Troude/Libération)
Publié le 06/11/2024 à 20h02

Trump-Paris, la ligne est (r)établie. Emmanuel Macron et Donald Trump se sont entretenus au téléphone mercredi soir, s’accordant sur leur «volonté d’œuvrer au retour de la paix et de la stabilité» face aux «grandes crises internationales en cours» et se promettant de rester «en contact étroit», selon l’Elysée qui évoque une «conversation nourrie, de vingt-cinq minutes». Plus tôt dans la matinée, Macron n’avait pas lambiné. Le Président, qui a suivi les résultats de l’élection américaine via une cellule de veille à l’Elysée, a adressé, sans même attendre l’annonce officielle, ses félicitations au président élu, se disant «prêt à travailler ensemble comme nous avons su le faire durant quatre années». «Avec vos convictions et avec les miennes. Avec respect et ambition», a-t-il réagi sur le réseau social X (ex-Twitter). Dans la foulée, le chef de l’Etat a appelé le chancelier allemand Olaf Scholz – un coup de fil calé d’avance – pour resserrer les rangs européens face au retour du candidat de l’America First. Sept ans après leur arrivée à la Maison Blanche et à l’Elysée, à quatre mois d’intervalle, revoilà donc Trump et Macron côte à côte et face à face. Parmi les rares dirigeants européens (avec le Hongrois Viktor Orbán) et du G7 (avec le Canadien Justin Trudeau) à avoir connu le président républicain lors de son premier mandat, Macron «a l’historiq

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