Chaque Français devra prendre part à l’effort, «mais personne ne veut être le premier à le dire. C’est pour cela que le système politique devient fou». C’est l’un des arguments développés par Guillaume Hannezo dans sa dernière note pour le think tank Terra Nova intitulée «Comptes publics : en finir avec le n’importe quoi (qu’il en coûte)», publiée ce lundi 8 décembre.
Alors que l’examen des textes budgétaires pour l’an prochain tourmente les discussions parlementaires, ce professeur associé à l’Ecole normale supérieure, banquier d’investissement et ancien conseiller économique de François Mitterrand et de Pierre Bérégovoy constate que ce dérapage, de plus grande ampleur que celui de 1981, est lié à la politique menée par Emmanuel Macron depuis 2017. Selon lui, en attribuer la responsabilité au Covid serait aller un peu vite en besogne : «Les dépenses exceptionnelles de la période Covid n’ont strictement rien à voir : si elles ont provoqué un bond de la dette, financé par la création monétaire décidée par la Banque centrale européenne (BCE), ces dépenses non-renouvelables ont entièrement disparu et le dérapage n’est plu




