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Témoignage

Etre maire et femme (1/5) : «Pour ne jamais être prise en défaut, j’ai fini par vouloir tout maîtriser»

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En amont de l’ouverture du Congrès des maires de France, mardi 18 novembre à Paris, cinq premières édiles témoignent. Pour Camille Pouponneau, maire en Haute-Garonne jusqu’à sa démission en 2024, il serait utile de développer le mentorat dans les associations d’élus ou les partis.

Camille Pouponneau en avril 2025 à Saint-Pôtan (Côtes d'Armor), où elle est désormais installée. (Mathieu Pattier/Ouest France. MaxPPP)
Publié le 16/11/2025 à 18h06

Maire de Pibrac en Haute-Garonne de 2020 à octobre 2024, Camille Pouponneau a témoigné de son expérience et de ses difficultés dans un livre Maires, le grand gâchis (Robert Laffont). Pour cette ancienne socialiste, qui fait désormais du conseil et de la formation en indépendante, l’éducation des jeunes garçons à l’égalité, «l’entraide» entre femmes maires et une plus grande implication de tous dans les affaires locales conduiraient à «un monde plus tolérant».

«Tous ceux qui ont eu à constituer une liste pour des élections municipales le savent : lorsqu’on demande à des femmes de s’engager, leur premier retour est : “Pourquoi moi ? En serais-je capable ?” Elles ont, à chaque fois, une vraie interrogation sur leur légitimité. C’est sociologique. Cela se joue dès l’école. Je suis l’aînée d’une famille de quatre enfants. J’ai trois sœurs. J’ai grandi dans un environnement très égalitaire où les filles n’avaient pas à prouver plus que les garçons. Mais lorsque j’ai commencé à m’engager, j’ai senti ce poids : si vous êtes une femme politique, les g

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