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Témoignage

Etre maire et femme (5/5) : «Plus on sera nombreuses, plus on fera valoir ce qui est important pour nous»

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En amont de l’ouverture du Congrès des maires de France, mardi 18 novembre à Paris, cinq premières édiles témoignent. Pour Fanny Lacroix, maire en Isère, «être femme change la manière de concevoir l’espace public».

Fanny Lacroix, maire de Châtel-en-Trièves, en 2021. (Pablo Chignard/Libération)
Publié le 18/11/2025 à 6h35

Maire de Châtel-en-Trièves, en Isère, depuis 2020, et vice-présidente de l’Association des maires ruraux de France, Fanny Lacroix, dont le parcours a inspiré le film de Mélanie Auffret, les Petites Victoires, vient de publier un livre : Au fil du village (Utopia). Mère solo, la jeune quadra, urbaniste de formation, qui a rejoint Place publique en 2024, y retrace son itinéraire de Paris aux Alpes, et sa découverte de la politique locale, qui gagnerait selon elle à se féminiser.

«Devenir maire, je n’avais pas prévu le coup, ça s’est imposé, comme une évidence. Je suis arrivée un peu par hasard en 2014 à Châtel-en-Trièves, j’ai suivi mon ex-mari qui reprenait une exploitation agricole. J’ai d’abord été secrétaire de mairie. Avec l’ancien maire, on a fait des choses extra, on a lutté contre la désertification rurale, sauvé l’école, recréé de la centralité avec des services, avec les citoyens à la manœuvre. J’ai été impressionnée par la dynamique villageoise, je me suis fait embarquer, un jour le maire m’a dit “je vais pas repartir, c’est ton tour”. Ça a changé ma vie.

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