Pour ne rater aucun billet de Thomas Legrand, inscrivez-vous aux newsletters de nos chroniqueurs politiques
Dans la guerre, qui sera donc, il faut l’espérer, d’abord commerciale et non pas militaire, opposant l’Europe à l’Amérique de Donald Trump, il va falloir du courage politique mais aussi citoyen, de chacun d’entre nous. Si l’on envisage sérieusement les conséquences d’un tel conflit, nous allons certainement être obligés de changer, plus que nos habitudes, nos modes de vie.
Résister à une menace mafieuse implique des risques et potentiellement des sacrifices. Parce qu’une bonne fois pour toutes, il s’agit d’ôter de nos 27 crânes cette idée naïve selon laquelle Donald Trump, pourtant auteur du livre intitulé The Art of the Deal (éd. Random House), est un «deal maker». Non, le fait d’imposer comme le fait Trump à propos du Groenland, un deal sous la menace commerciale ou militaire, quand on est puissant, c’est la définition même des comportements mafieux et colonialistes.
Velléités prédatrices
Il ne faut donc pas céder. Quoi qu’il en coûte, puisque le coût final de la soumission serait supérieur et déshonorant. Il porterait sur notre liberté et notre souveraineté. L’Europe, ancien empire colonial, est bien placée pour connaître – pour les avoir pratiqués en son temps – tous les mécanismes de domination et d’exploitation d’une puissance sur d’autres peuples.
L’Europe dispose, pour réto




