Et tout à coup, un autre monde, dans lequel l’extrême droite pourrait accéder au pouvoir dans moins d’un mois. Avec 31,5 % des voix, selon les premières estimations de l’institut Ipsos, la liste conduite par Jordan Bardella écrase celle de Valérie Hayer, arrivée en seconde position avec 14,7 % des suffrages. Le candidat augmente nettement son score par rapport à ses 23,34 % de 2019 tandis que la majorité présidentielle, distanciée d’un petit point seulement il y a cinq ans, s’effondre. A 20h45, Emmanuel Macron en a tiré des conséquences inattendues en annonçant la dissolution de l’Assemblée nationale et la tenue d’élections législatives les 30 juin et 7 juillet. Soit ce que réclamait un Jordan Bardella euphorique, à peine trois quarts d’heures plus tôt. «Les Français ont rendu leur verdict et celui-ci est sans appel», triomphait dès 20h05 le gagnant d’un «scrutin où le pouvoir aura jeté toutes ses forces, et jusqu’au président de la République», annonçant «le jour 1 de l’après-Macron». «Sous peine de persévérer dans une impasse démocratique, le président de la République doit
Extrême droite
Résultats des européennes 2024 : au Rassemblement national, Jordan Bardella crève le plafond
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Avec 31,5 % des voix selon les premières estimations, un score historique, le parti d’extrême droite s’est félicité d’une «déroute sans précédent» pour la majorité présidentielle.
Au QG de campagne de Jordan Bardella, à Paris, dimanche soir. (Denis Allard/Libération)
Publié le 09/06/2024 à 20h43
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