En un mois, rien, sur le parking de Metex dans le nord d’Amiens, n’a vraiment changé. L’immense banderole sur laquelle figure le message «non au dumping chinois» complété d’un dessin d’étron n’a pas bougé. Les employés vêtus de gilets orange fluo et mobilisés dans l’attente d’une solution pour leur entreprise non plus. De temps à autre, quelques élus viennent apporter leur soutien aux salariés. Parfois tous en même temps comme le 25 mars où les écologistes Marine Tondelier et Marie Toussaint se retrouvaient à quelques mètres du communiste Léon Deffontaines et de l’insoumise Manon Aubry. Ce lundi 13 mai, la tête de liste de la France insoumise est de retour devant les locaux de l’entreprise accompagnée de ses colistiers Marina Mesure et Anthony Smith. Le local de l’étape, François Ruffin, est là aussi. «Je reviendrai tous les mois s’il le faut, affirme l’ancienne porte-parole d’Oxfam en arrivant. Même si j’espère que je n’aurais pas à revenir parce qu’une solution aura été trouvée.»
A 27 jours des élections européennes, Manon Aubry est venue en Picardie pour parler social. Et une fois n’est pas coutume, les conditions semblent parfaites pour la tête de liste reléguée au second plan ces dernières semaines. En partance pour le Sénégal, Jean-Luc Mélenchon