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Reportage

Propos racistes dans la salle et haro sur Macron : Jordan Bardella lance sa campagne pour les élections européennes à Marseille

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Fustigeant «le grand effacement de la France» provoqué par l’Union européenne et le chef de l’Etat, le président du Rassemblement national a tenté, dimanche 3 mars, de rassurer l’électorat de droite et donner une image plus positive de son programme. Chez les militants, la xénophobie est plus que jamais présente.

Jordan Bardella et Marine Le Pen à Marseille ce dimanche. (Patrick Gherdoussi/Divergence pour Libération)
Publié le 03/03/2024 à 16h57, mis à jour le 03/03/2024 à 18h55

Une bande-son de boîte ringarde sort des enceintes à un volume sonore de dingue. Des écrans géants étalent le sourire fluorescent de Jordan Bardella. Un slogan au-dessus de la scène : «La France revient, l’Europe revit.» On est dimanche 3 mars à Marseille : premier meeting de campagne pour les élections européennes du 9 juin que le Rassemblement national (RN) aborde en plus que favori. Au pied de l’estrade, élus et militants s’agglutinent. Le député européen André Rougé, chef des Horaces, ce réseau de hauts fonctionnaires chargés de travailler sur le programme, se fait attraper par un vigile du Département protection sécurité (DPS), le service d’ordre du parti d’extrême droite. «On empêche les gens de venir avec des bières et vous vous arrivez avec des bouteilles de rhum ?» Regard ahuri de l’élu à Strasbourg qui décline son nom. L’autre questionne son talkie-walkie : «J’ai un monsieur qui me dit qu’il est député d’Outre-Mer, il a une bouteille de rhum, tu peux vér

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