Il est un peu plus de 21h30 lundi 22 avril, quand l’amphithéâtre Boutmy de Sciences-Po s’enflamme. Après avoir religieusement écouté Jean-Luc Mélenchon pendant un peu moins de deux heures, plusieurs centaines d’étudiants chantent et tapent des mains. «On est là, on est là, pour l’honneur de la Palestine, et pour ceux qu’on assassine, même si Sciences-Po ne veut pas, nous on est là», reprennent-ils en chœur sur un air popularisé pendant les manifestations des gilets jaunes. La même scène se reproduit quelques instants plus tard hors de l’établissement. «Israël assassin, Sciences- Po complice», entonnent les élèves pas pressés de rentrer chez eux, embrassant la grande cause du moment de La France insoumise (LFI). Le collectif d’extrême droite Nemesis et le syndicat étudiant de droite UNI, qui avaient organisé un comité d’accueil pour Mélenchon puis tenté de perturber sa prise de parole depuis les gradins, ne sont plus là.
Elections
Européennes : LFI mise sur la cause palestinienne pour réveiller sa campagne
Réservé aux abonnés
Pour mobiliser, les insoumis font du soutien à Gaza un axe central de leur campagne. Substituant de fait le duo Mélenchon-Hassan à la tête de liste Manon Aubry, sur fond de polémiques et de convocations pour «apologie du terrorisme».
Le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon arrive à Sciences-Po Paris lundi, pour une conférence dans le cadre de la campagne LFI pour l'élection européenne. (Thibault Camus/AP)
ParSacha Nelken
Publié le 23/04/2024 à 15h05
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus