Menu
Libération
Affaire Dreyfus

Face à Zemmour, Macron préfère le geste à la parole

Réservé aux abonnés

Lors de l’inauguration du musée Dreyfus, au sein de la maison d’Emile Zola, le président de la République a exalté le gout «pour la vérité et la justice». Loin des falsifications historiques du quasi candidat d’extrême droite.

Emmanuel Macron lors de sa visite au musée Dreyfus, ce mardi à Médan (Yvelines). (Ludovic Marin/AP)
Publié le 26/10/2021 à 19h45

Emmanuel Macron a cette fois estimé qu’une image valait mille mots. Que le simple fait de se rendre à l’inauguration du musée Dreyfus ce mardi à Médan, dans les Yvelines, était en soi un message envoyé à Eric Zemmour. La preuve, il ne lui a pas adressé un mot, pas envoyé une pique, lors de son discours, alors que le «polémiste» d’extrême droite et quasi-candidat à la présidentielle est un adepte de la thèse barrésienne selon laquelle le capitaine Dreyfus n’était pas forcément innocent. Une affaire qu’il estimait a minima «trouble» sur CNews en 2020, comme le rappelle le Monde.

Face aux héritiers d’Alfred Dreyfus, le président de la République l’a quant à lui dépeint comme un «homme qui a subi le pire, l’humiliation, le silence, l’isolement». «Rien ne réparera ces humiliations mais ne les aggravons pas en les laissant oubliées, aggravées ou répétées» a-t-il ajouté, en référence notamment au révisionnisme martelé par Zemmour sur cette affaire. Pour ceux qui en doutaient, un conseiller de l’exécutif confirme : «Evidemment, sa seule présence là-bas est tout un symbole».

Une riposte qui fait débat

Pour en rajouter une couche, ce lieu est installé au sein de la maison d’Emile Zola. L’auteur de Ger

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique