On va le répéter jusqu’à ce que ça rentre. Le président français «ne fixe pas les prix des médicaments» : l’Elysée s’est fendu d’un tweet cinglant ce mercredi 21 janvier, accompagnée d’une photo de Donald Trump barrée d’un gros «FAKE NEWS». La présidence dément ici le président américain, qui a affirmé le contraire lors du Forum économique mondial de Davos, en Suisse.
«Tous ceux qui sont entrés dans une pharmacie française le savent»
«Il paraît que le Président Emmanuel Macron aurait augmenté les prix des médicaments», énonce le message de l’Elysée, publié en français et en anglais. «Il ne fixe pas leurs prix. Ceux-ci sont encadrés par la Sécurité sociale. Ils sont d’ailleurs restés stables. Tous ceux qui sont entrés dans une pharmacie française le savent», ajoute la présidence, tournant Donald Trump en dérision.
Il paraît que le Président @EmmanuelMacron aurait augmenté les prix des médicaments.
— Élysée (@Elysee) January 21, 2026
Il ne fixe pas leurs prix. Ceux-ci sont encadrés par la sécurité sociale. Ils sont d’ailleurs restés stables. Tous ceux qui sont entrés dans une pharmacie française le savent. pic.twitter.com/gJ1KK5Xylx
Plusieurs minutes durant, le président américain avait fanfaronné une fois de plus en assurant avoir forcé son homologue français à augmenter les prix de médicaments américains en France sous peine de droits de douane supplémentaires. «Je lui ai dit “il va falloir que vous augmentiez le prix de ces médicaments, passer à 20 dollars, 30 dollars”, au lieu de 10», a-t-il pris le temps de détailler à la tribune du Forum économique mondial à Davos.
Pif et Hercule
Donald Trump a ensuite imité la conversation qu’il prétend avoir eu avec Emmanuel Macron : «“Non, non Donald, je ne peux pas faire ça”. Je dis : “Si, tu vas le faire, vous profitez des Etats-Unis, vous devez le faire”». Poursuivant son récit, il rapporte avoir alors menacé son homologue «d’imposer des droits de douane de 25 %» sur les exportations françaises aux Etats-Unis et de «100 % sur les vins et champagnes» français. «“Ok je vais le faire”, il m’a dit», «ça m’a pris en gros trois minutes», s’est encore vanté le président américain.
«Je l’ai vu jouer le dur à cuire»
Donald Trump multiplie les piques en direction de son homologue français, tout en répétant «bien l’aimer», sur fond de bras de fer autour du Groenland qu’il ambitionne d’annexer. Dernière pique : la publication des messages que lui a envoyés un Macron courroucé par les menaces de surtaxes trumpienne en raison de l’opposition européenne à l’annexion du Groenland.
Interrogé sur le refus d’Emmanuel Macron de rejoindre son Conseil de paix, conçu comme un concurrent des Nations unies, il a déjà ironisé : «Personne ne veut [de lui] car il va bientôt terminer son mandat». Il a également agité le spectre de droits de douane de 200 % sur les vins et champagnes. «Je l’ai regardé hier avec ces belles lunettes de soleil… Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Mais je l’ai vu jouer le dur à cuire», s’est-il aussi moqué à Davos, en référence aux verres de protection que le président porte en raison d’un problème à un œil.




