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Depuis quelques années, le débat politique relativise le fascisme qui vient. Et nous voilà au seuil d’une campagne présidentielle au cœur de laquelle sont installées les idées et les personnalités d’extrême droite, avec leurs thèmes de prédilection, leur vocabulaire, leurs présupposés, leurs références. Elles composent une grille de lecture qui s’est subrepticement imposée au débat médiatique et politique.
L’idée selon laquelle l’immigration est d’abord un problème, une plaie, s’est tellement ancrée dans le subconscient national que la régularisation de masse de sans-papiers décidée en Espagne nous apparaît comme une stupéfiante audace anachronique. Pourtant, au vu des réalités économiques et sociales d’outre-Pyrénées cette action s’impose logiquement, comme s’imposerait une pareille décision chez nous si nous n’étions pas affublés de nos œillères réacs.
L’idée selon




