La salle Lamartine est clairsemée ce mardi d’avril. Organisée par quelques élus, la réunion «La fin de vie et la gauche, entre certitudes et malentendus, députés de gauche, prenons le temps d’en parler», a attiré quelques curieux venus écouter les spécialistes invités, médecin, philosophe ou psychologue, tous opposés au projet défendu par le président de la République. En faveur du texte, l’insoumis François Ruffin, l’écolo Sandrine Rousseau ou encore le socialiste Boris Vallaud sont tout de même passés voir ce qu’on a renommé «la réunion de la gauche des contre». «C’est un sujet compliqué sur le plan éthique, explique le patron des députés PS. Je veux entendre les doutes et les questionnements. Il n’y a pas le camp du bien et le camp du mal et je n’aime pas partir sur des sujets compliqués avec des certitudes.» Mais dans la salle, plusieurs élus s’agacent du ton moralisateur des intervenants. «On a le droit de ne pas être d’accord, mais ce que j’ai entendu était sans aucune nuance», regrette Rousseau, très impliquée personnellement sur ce sujet.
Débat
Fin de vie : à gauche, les opposants au texte tentent d’avoir une voix
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Très minoritaires dans leurs familles respectives, des députés de gauche veulent faire valoir des arguments «de gauche» pour s’opposer au projet de loi qui arrive dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale ce lundi 27 mai.
Le député des Bouches-du-Rhône Pierre Dharréville (PCF) à Paris, en janvier 2020. (Denis Allard/Libération)
Publié le 27/05/2024 à 7h42
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